Estelle Youssoufa: «Ça fait des années que Mayotte appelle à l'aide»

AFP - GREGOIRE MEROT

Mayotte connaît ces derniers jours beaucoup de violences entre jeunes de quartiers rivaux provoquées par le meurtre de l'un d'entre eux. Le calme dans ce département français situé dans l'océan Indien est revenu dans certaines zones, mais pas partout, et la situation reste très tendue. Un bilan provisoire fait état de trois morts et de dizaines de blessés. Le point avec la députée de Mayotte Estelle Youssoufa.

Pour la députée Estelle Youssoufa, le calme est « précaire », mais il est « revenu » à Mayotte. Les membres du Raid, qui ont été envoyés de la métropole, dit-elle encore, « sont sur place et travaillent, ils ont fait l'objet de caillassage, d'une attaque lorsqu'ils sont allés dans un village pour essayer de procéder à des arrestations [...]. La majorité de celles et ceux qui sèment la terreur à Mayotte sont des mineurs en situation irrégulière, des Comoriens qui sont isolés, qui n'ont pas de supervision d'adulte, et qui se sont constitués en bandes extrêmement violentes. Je considère comme d'autres que la situation peut basculer du jour au lendemain. »

Un « choc de souveraineté »

« Ça fait des années, lance Estelle Youssoufa, que Mayotte appelle à l'aide [...]. Nous, ce dont on a besoin c'est un choc de souveraineté, que celles et ceux qui sont en situation irrégulière soient expulsés, quel que soit leur âge. Lorsqu'on demande l'état d'urgence à Mayotte, ce n'est pas une mesure facile pour nous parlementaires, demander la suspension du droit, c'est quand même une mesure extrêmement grave parce qu'on estime que la situation est extrêmement grave. »


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