Estelle Mouzin, la longue route vers la vérité

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C’était il y a 20 ans : le 9 janvier 2003, à Guermantes, en Seine-et-Marne, Estelle Mouzin, 9 ans, disparaît en fin d’après-midi entre l’école et son domicile. A 19 heures 30, sa mère Suzanne, se rend au commissariat de Lagny-sur-Marne. C’est le début d’une enquête chaotique, émaillée de coups de théâtre et de fausses pistes pendant près de deux décennies.

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Les policiers suspectent tout d’abord une simple fugue, peut-être motivée par le divorce en cours des parents d’Estelle. Mais, très vite, c’est la piste criminelle qui est privilégiée. Le 10 janvier le parquet de Meaux ouvre une information judiciaire pour «enlèvement et séquestration d'une mineure de moins de quinze ans». Plusieurs centaines de policiers et gendarmes sont déployés. Des plongeurs sondent les plans d’eau de la région et 350 maisons de la commune sont fouillées. Le 12 janvier, un homme appelle l’école d’Estelle, prétendant l’avoir enlevée. L’auteur de l’appel est identifié : c’est un mythomane qui écopera de deux ans de prison ferme.

L'alibi de Fourniret

Mais les enquêteurs s’attardent sur un évènement survenu à Guermantes trois semaines avant la disparition d’Estelle : Megan, une fillette de neuf elle-aussi, avait été abordée par un homme au volant d’une fourgonnette blanche, lui proposant de la raccompagner. Megan refuse et la description qu’elle fait du conducteur met les policiers sur la piste de Michel Fourniret. A l’époque, il n’est ...


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