Essonne : prison ferme pour une agression au marteau au lycée de Draveil

Sébastien Morelli
Lycée Nadar, Draveil (Essonne). Le 12 mars dernier, un jeune avait reçu un coup de marteau sur la tête dans la cour de l’établissement

L’auteur des faits, âgé de 18 ans, a été condamné à un an de prison dont six mois avec sursis. La scène s’était déroulée dans l’enceinte du lycée Nadar.


Un élève blessé à la tête par un coup de marteau, son agresseur atteint par un projectile de gomme-cogne au coude, quatre interpellations, le tout dans la cour du lycée Nadar à Draveil (Essonne), le 12 mars dernier. L’événement avait provoqué un fort émoi.

Ce mercredi après-midi, l’auteur du coup de marteau, âgé de 18 ans, a été condamné à un an de prison dont six mois avec sursis avec interdiction de se rendre à Draveil et à Vigneux-sur-Seine, par le tribunal correctionnel d’Evry. Trois autres prévenus, mineurs, seront jugés ultérieurement par un juge des enfants. L’un est soupçonné d’avoir tiré au gomme-cogne, le deuxième de lui avoir fourni l’arme et le troisième transportait un marteau dans son sac.

Les explications du prévenu sont apparues « confuses et très peu crédibles » a estimé la substitut du procureur. Le jeune homme a expliqué que ce jour-là, il avait croisé un autre jeune dans la rue près du lycée. « Il a essayé de me tirer dessus plusieurs fois mais son pistolet s’est enrayé », assure Antonio. « Pourquoi il vous tire dessus ? », l’interroge la présidente du tribunal. « Même moi je comprends pas. J’ai aucun problème avec lui. Peut-être des amis lui ont monté la tête », réplique Antonio. La substitut du procureur rappelle que cette affaire surgit dans un contexte de « guerre entre deux cités », les Bergeries, d’où est originaire le prévenu, et les Mazières, d’où vient celui qu’il accuse d’avoir tiré. « C’est une énième expédition punitive », se désespère la magistrate.

« Vous trouvez normal d’entrer dans un lycée avec un marteau ? »

Au lieu de prendre la fuite et comme il se promène avec un marteau, « parce que j’ai été agressé la semaine d’avant à Juvisy », Antonio dit poursuivre le tireur, qui rentre dans le lycée. Une version qui ne tient pas pour la procureur : « sur les vidéos, on voit bien qu’il (...)

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