Essonne : le couple obligeait son enfant autiste à participer à leurs ébats

Florian Loisy (@florianloisy sur twitter)
Un couple installé avenue de France à Massy a obligé leur enfant autiste à participer à leurs rapports et à les filmer. (Illustration - Capture d’écran)

Un homme vivant à Massy avec sa compagne a obligé le fils de cette dernière à filmer et participer à leurs ébats pendant près de sept ans.


À l’audience, ce mercredi au tribunal d’Evry, il a préféré garder le silence. Jean-Pierre, 59 ans, qui vit avenue de France à Massy (Essonne) avec sa compagne Isabelle, 49 ans, était jugé pour avoir imposé des relations sexuelles chaque week-end à l’enfant autiste d’Isabelle. Il l’a aussi obligé à caresser sa mère et à filmer leurs ébats. Pour seule justification il a indiqué lors de sa garde à vue que « c’était pour faire son éducation sexuelle. »

C’est justement à cause de son comportement très sexué pour son âge et parce qu’il commençait à harceler ses camarades en semaine dans son établissement spécialisé en octobre 2017 que les services sociaux se sont inquiétés. Ils se sont aperçus que depuis plusieurs années, chaque fois que ce mineur vulnérable rentrait dans son foyer à Massy le week-end il subissait les pires sévices de la part de son beau-père, sous l’approbation de sa mère, à la fois « bourreau et victime » selon la procureure. Car celle-ci est placée sous tutelle depuis la mort de ses parents en raison d’une « déficience intellectuelle incurable », d’après les psychologues.

Un an de prison avec sursis pour la mère

« Je n’ai pas de mots pour décrire l’horreur de ces scènes, fustige la procureure. Tous les verrous de la moralité, de la pudeur, de la sexualité et de la parentalité ont sauté. »

Isabelle a été condamnée à un an de prison avec sursis « car sa place n’est pas en prison, elle ne comprendrait pas », indique la présidente du tribunal. Son concubin, Jean-Pierre a, lui, écopé de trois ans de prison dont deux ans ferme.

L’enfant autiste quant à lui va être suivi par un expert qui devra déterminer des séquelles que ces actes ont eues sur lui. Il est toujours pris en charge par le Département de l’Essonne et progresse bien, sa forme d’autisme n’est pas la plus « lourde » et il « communique facilement », a rapporté sa (...)

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