Essonne : après la mort de leur mère, ils portent plainte contre l’hôpital sud francilien

Nicolas Goinard
Evry, le 6 juin 2018. Ghalia, Mohamed et Fouad, les enfants de Zohra Zine veulent connaître la vérité sur le décès de leur mère

Zohra Zine est décédée en service de neurologie le 30 janvier dernier. Atteinte de la maladie de Parkinson, elle avait été hospitalisée 12 jours plus tôt. Ses enfants estiment que l’administration d’un puissant sédatif l’a fragilisée.


Ils conservent les terribles images de leur mère sur leur portable. Dans une courte vidéo, Ghalia demande à Zohra Zine, sa maman, d’ouvrir les yeux. Alitée dans une chambre du service de neurologie du Centre hospitalier Sud francilien (CHSF) de Corbeil-Essonnes (Essonne), la femme de 67 ans peine à s’exécuter. Sa bouche est ouverte. « Je ne l’avais jamais vue comme ça » livre, encore chamboulée, la jeune femme.

La sexagénaire, atteinte de la maladie de Parkinson, décède douze jours plus tard. Aujourd’hui, ses enfants ont adressé une lettre de neuf pages au procureur de la République d’Evry pour porter plainte contre le CHSF et deux médecins du service. Dans ce courrier, ils estiment que Zohra Zine a été victime de « fautes médicales graves » et de « graves dysfonctionnements ».

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Auparavant, elle avait été admise trois fois aux urgences pour des hallucinations, des hurlements, des crises d’angoisse. Le 17 janvier, à la suite d’un malaise et de nouvelles visions, elle appelle le Samu et est transportée aux urgences. « Quand nous sommes arrivés, nous avons été surpris de la trouver dans un état comateux, poursuit Mohamed, l’un des fils de Zohra. Nous n’avons pas compris et on ne nous a pas expliqué. Le ton est monté et nous avons rapidement été catalogués comme famille difficile. »

C’est au cours d’une discussion avec du personnel qu’ils apprennent que leur mère a reçu une dose de Loxapac, un puissant sédatif. « En général, on l’administre pour des crises psychotiques ou des gens hyper violents, détaille une infirmière travaillant en service d’urgence. Ça les calme relativement vite. Il est contre-indiqué dans les cas d’ivresse, d’état comateux. » (...)

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