Essais nucléaires au Sahara : Alger accuse Paris

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Soixante et un ans après le premier essai nucléaire français dans le Sud algérien, les victimes tentent toujours d'obtenir réparations.
Soixante et un ans après le premier essai nucléaire français dans le Sud algérien, les victimes tentent toujours d'obtenir réparations.

À la veille du 59e anniversaire de l?indépendance ce lundi 5 juillet, le ministre des Moudjahidines (anciens combattants), Tayeb Zitouni, a déclaré à l?agence de presse officielle algérienne que la France « refuse de remettre les cartes topographiques qui permettent de déterminer les lieux d?enfouissement des déchets polluants, radioactifs ou chimiques non découverts à ce jour ».

Le ministre sortant ? en attente d?un nouveau gouvernement cette semaine ? répondait à une question sur la demande par le président Abdelmadjid Tebboune à la France de nettoyer les sites des explosions nucléaires et le traitement des victimes. « Nous demandons que la France vienne nettoyer les sites des essais nucléaires, une opération qui est en bonne voie. Parce qu?aujourd?hui encore, la contamination fait des victimes. Que la France soigne les victimes des essais nucléaires », avait déclaré M. Tebboune dans son entretien au Point.

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« Crimes imprescriptibles »

« La partie française n?a mené techniquement aucune initiative en vue de dépolluer les sites, et la France n?a fait aucun acte humanitaire en vue de dédommager les victimes », a encore appuyé le ministre des Moudjahidines, rappelant que les essais nucléaires français (17 tirs entre 1960 et 1966) sont d?« irréfutables preuves des crimes perpétrés, dont les radiations continuent d?affecter l?homme et l?environnement ». Il s?a [...] Lire la suite

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