Les espoirs de vaccin alimentent toujours la hausse des actions en Europe

par Laetitia Volga
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LES BOURSES EUROPÉENNES FINISSENT DANS LE VERT
LES BOURSES EUROPÉENNES FINISSENT DANS LE VERT

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont fini dans le vert mardi en profitant toujours, bien que dans une moindre mesure que la veille, des résultats encourageants de Pfizer sur un candidat vaccin contre le coronavirus.

À Paris, le CAC 40 a terminé en hausse de 1,55% à 5.418,97 points, un plus haut depuis le 5 mars. Le Footsie britannique a pris 1,79% et le Dax allemand s'est octroyé 0,51%.

L'indice EuroStoxx 50 a avancé de 1,02%, le FTSEurofirst 300 de 0,96% et le Stoxx 600 de 0,9%.

Ce dernier se maintient proche d'un pic de huit mois après l'annonce lundi par Pfizer que son candidat vaccin était efficace à 90% contre le coronavirus, selon une étude à grande échelle.

"Après une réaction euphorique des marchés, la question qui se pose maintenant est de savoir si elle était justifiée ou peut-être exagérée", écrivent les analystes de Commerzbank dans une note.

La route reste en effet longue avant une possible distribution d'un vaccin contre un virus qui continue de sévir essentiellement aux Etats-Unis et en Europe.

Si les investisseurs ont besoin de plus de visibilité en termes de distribution, de quantité, de calendrier, de destinataires du vaccin, l'optimisme devrait durer, a souligné de son côté Neil Jones, chez Mizuho.

VALEURS EN EUROPE

La perspective d'un vaccin anti-COVID a conduit les investisseurs à prendre des bénéfices en premier lieu sur les valeurs technologiques dont la progression boursière s'était accentuée avec la crise sanitaire.

L'indice Stoxx du secteur a perdu 2,27% tandis que ceux de l'automobile, des banques et de l'énergie ont pris entre 3,16% et 3,92%.

Ainsi à Paris, STMicro (-5,94%) a fini dernier du CAC 40.

Le groupe d'immobilier commercial Unibail-Rodamco-Westfield a bondi de 20,95%, en tête du Stoxx 600, après le rejet par les actionnaires du projet d'augmentation de capital de 3,5 milliards d'euros présenté en septembre par la direction.

Adidas a perdu 5,79%, l'équipementier sportif ayant dit s'attendre à une baisse des ventes sur les trois derniers mois de l'année en raison des nouveaux confinements imposés face à la pandémie.

A WALL STREET

A l'heure de la clôture européenne, Wall Street évoluait en ordre dispersé: le Dow Jones gagnait 0,96%, le S&P-500 reculait de 0,16% et le Nasdaq Composite de 1,18%, les investisseurs délaissant le secteur technologique au profit de ceux qui devraient le plus bénéficier d'une reprise de l'économie.

Facebook, Amazon et Microsoft reculaient de 3% environ.

L'indice S&P-500 Value, qui inclut notamment les banques, prenait 0,82% tandis que celui des valeurs de croissance ("growth") perdait 1,27%.

CHANGES

L'indice mesurant l'évolution du billet vert face à un panier de devises de référence se stabilise (+0,05%) après avoir pris 0,54% lundi.

Parallèlement, l'euro est inchangé autour de 1,181 dollar.

La livre avance d'environ 0,5% contre le dollar et contre l'euro, portée par le double espoir qu'un vaccin contre le coronavirus remettrait l'économie britannique sur les rails et que la Grande-Bretagne puisse conclure un accord commercial post-Brexit avec l'Union européenne d'ici la fin de l'année.

TAUX

Le marché obligataire s'apaise également après avoir flambé lundi: le rendement des Treasuries à dix ans est inchangé à 0,9544% et en Europe, celui du Bund de même échéance a clôturé en légère hausse à -0,485%.

PÉTROLE

Le marché du pétrole est orienté à la hausse, la perspective d'un vaccin contre le COVID-19 dissipant pour le moment les craintes d'un affaiblissement de la demande à court terme dans les pays les plus touchés par l'épidémie.

Le baril de Brent prend 1,91% à plus de 43 dollars et celui du brut léger américain 1,96% à 41,08 dollars. Lundi, ils avaient respectivement pris 7,5% et 8,5%.

LES INDICATEURS DU JOUR

En Allemagne, face à la deuxième vague de l'épidémie, le climat des affaires s'est dégradé plus que prévu, tombant à 39,0 contre 56,1 en octobre.

(Laetitia Volga, édité par)