Les espoirs de reprise de l'économie favorables aux actions

par Laetitia Volga
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BOURSES EUROPÉENNES PROGRESSENT À MI-SÉANCE

par Laetitia Volga

PARIS (Reuters) - Wall Street est attendue en hausse modérée et les Bourses européennes progressent dans le calme lundi à mi-séance tandis que les rendements reculent modestement, l'optimisme quant à une forte reprise économique l'emportant pour le moment sur les inquiétudes liées à l'accélération de l'inflation, à deux jours des annonces de politique monétaire de la Réserve fédérale américaine (Fed).

Les futures sur indices new-yorkais signalent une ouverture de Wall Street en hausse de 0,15% pour le S&P-500 et le Nasdaq et de 0,3% pour le Dow Jones.

À Paris, le CAC 40 gagne 0,28% à 6.063,48 points vers 11h45 GMT, au plus haut depuis 13 mois. À Francfort, le Dax prend 0,09% et à Londres, le FTSE s'octroie 0,3%.

L'indice paneuropéen FTSEurofirst 300 avance de 0,39%, l'EuroStoxx 50 de la zone euro de 0,29% et le Stoxx 600 de 0,38%.

Les marchés d'actions sont portés par des perspectives économiques plus optimistes à la faveur de l'adoption d'un plan de relance massif aux Etats-Unis et du déploiement des campagnes de vaccination contre le COVID-19.

Certains acteurs du marchés craignent toutefois depuis plusieurs semaines que l'inflation ne grimpe en flèche avec la poursuite du redémarage de l'économie, ce qui pourrait inciter la banque centrale américaine à envisager une hausse des taux.

Les responsables de la Réserve fédérale ont pourtant tenté à plusieurs reprises d'apaiser ces craintes et ont réaffirmé qu'ils maintiendraient une politique accommodante afin de favoriser la reprise du marché du travail.

Les investisseurs seront très attentifs aux annonces que fera la Fed mercredi à l'issue de sa réunion de politique monétaire pour obtenir des indications supplémentaires sur l'état de santé de l'économie ainsi que le point de vue de ses responsables sur la hausse des rendements obligataires et les perspectives d'inflation.

"Il est fort probable que la Fed indique aux marchés qu'elle ne tolèrerait pas une hausse trop rapide et trop forte des taux et qu'elle dispose de toute la panoplie nécessaire à contrer ces développements, restant ainsi fidèle à sa ligne de conduite, selon laquelle il y a moins de risque à en faire plus qu'à en faire moins", écrit dans une note Franck Dixmier, directeur des investissements obligataires chez AllianzGI.

Les banques centrales japonaise et britannique se réunissent également cette semaine.

VALEURS EN EUROPE

La hausse en Europe profite à la grande majorité des secteurs. Celui du tourisme et des loisirs a atteint un niveau historique, son indice Stoxx gagnant 2,39%, grâce aux espoirs de reprise de l'activité pour la saison estivale.

En tête du CAC 40, Danone s'adjuge 4,54% après avoir évincé son président Emmanuel Faber, critiqué depuis plusieurs mois sur sa gouvernance.

Stellantis prend 3,43%, porté par une note favorable de Deutsche Bank qui entame la couverture du constructeur automobile à l'achat.

La société polonaise de livraison de colis InPost avance de 6,88% à Amsterdam après avoir proposé de racheter son rival français Mondial Relay pour environ 565 millions d'euros en numéraire.

A Londres, l'action AstraZeneca (+0,42%) parvient à se maintenir dans le vert, résistant à la méfiance d'un nombre croissant de pays à l'égard du vaccin anti-COVID-19 du laboratoire.

TAUX

Le repli des rendements obligataires reprend même s'il a ralenti au fil des heures: celui des bons du Trésor américain à dix ans recule désormais d'un point de base à 1,6266% après être brièvement descendu à 1,605% alors que son équivalent allemand recule légèrement à -0,308%.

CHANGES

Le dollar reprend quelques couleurs face aux autres grandes devises (+0,13%) après avoir été affecté la semaine dernière par l'accalmie sur le marché obligataire.

L'euro recule pour sa part légèrement, sous 1,193 dollar.

Le bitcoin perd 4,55% à 56.331,92 dollar, reprenant son souffle après le record du week-end à plus de 61.000.

PÉTROLE

Les cours pétroliers se stabilisent après avoir été soutenus par l'accélération de la production industrielle chinoise en début d'année, ce qui renforce les perspectives de demande en hydrocarbures en provenance de la deuxième puissance économique mondiale.

Le baril de Brent recule de 0,06% à 69,18 dollars et le brut léger américain de 0,08% à 65,56 dollars.

(édité par Patrick Vignal)