Espoir. Se réveiller du cauchemar libanais

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Le Liban est englué dans une crise historique. Pour faire tomber le cartel au pouvoir, le peuple libanais ne peut compter que sur lui-même. Mais il en a l’énergie… Dans les colonnes de L’Orient-Le Jour, une éditorialiste libanaise sonne le réveil.

Parce que vivre sans aucune ressource, sans fuel, sans médicaments, sans recours, ne peut pas être un état durable. Parce que, même sous les pires gouvernances, il est rare de voir un peuple à ce point avili, réduit à quémander l’essentiel, pris de pulsions meurtrières et parfois passant à l’acte pour une place dans ces files qui dévorent inutilement de grandes parties de sa journée. On va se dire que c’est un cauchemar, qu’on va se réveiller. Et on doit se réveiller.

Ceux qui ont connu la guerre savent qu’il ne sert à rien d’attendre des solutions de la communauté internationale. Au plus fort de l’occupation syrienne, il nous est arrivé de supplier tel responsable étranger, entre autres Michel Rocard, alors Premier ministre sous la présidence de François Mitterrand, ne serait-ce que de prononcer ce mot : “occupation”, reconnaître cette violation flagrante de notre souveraineté nationale. En vain. Au seuil de la guerre du Golfe, c’est du bout des lèvres qu’était reconnue une “présence” syrienne sur l’ensemble du territoire libanais. Il ne fallait pas fâcher un potentiel allié avec de bêtes chicaneries sémantiques. Depuis la grande famine de 1916, dont aucun manuel d’histoire n’a dénoncé les accapareurs, en passant par les “événements” de 1975 à 1991, l’euphémisme nous aura tués lentement.

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Les cartels qui tiennent le pays

Quel nom donner à ce que nous vivons aujourd’hui ? Qui consignera notre histoire ? Où commencera la sinistre chronique du plus gigantesque racket des années 20 du XXIe siècle ? Par quels noms, quelles familles, quelles religions, quelles régions seront définis les clans mafieux déguisés en partis politiques, offerts à l’adoration de naïfs qui leur mangent dans la main, jettent dans

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