Espionnage et piratage informatique au Qatar: nouvelles révélations et réputation bien entachée

AP - Darko Bandic

À deux semaines du coup d'envoi de la Coupe du monde de football 2022, le Qatar fait face à une nouvelle polémique. Des médias britanniques affirment que le pays du Golfe est à l'origine d'une opération d'espionnage et de piratage informatique visant des dizaines de personnalités et des journalistes.

Des pirates informatiques indiens à la manœuvre, un enquêteur privé basé en Suisse dans le rôle de l'intermédiaire et un pays du Golfe, le Qatar en commanditaire désigné. Cette histoire publiée par le Sunday Times semble tirée d'un roman de John Le Carré, version 2.0.

Une histoire, ou plutôt une enquête conduite avec l'ONG TBIJ, The Bureau of Investigative Journalism, à partir de documents et de données confidentiels récupérés cette année.

Journalistes, politiciens et détracteurs de la Coupe du monde au Qatar dans l'œil du viseur

Les deux médias britanniques avancent que le Qatar serait à l'origine d'une opération d'espionnage informatique visant plusieurs dizaines de personnes à travers le monde, parmi lesquels des journalistes d'investigation, des dirigeants politiques, des avocats et des personnalités du monde sportif.

Le plus gros client de Jain, disent le Sunday Times et TBIJ, s'appelle Jonas Rey, enquêteur privé travaillant pour la société suisse d'intelligence économique Diligence Global Compagny, qui aurait été engagée en 2019 pour travailler sur un projet lié à la Coupe du monde. Des documents juridiques l'attesteraient et Aditya Jain aurait lui-même reconnu, devant deux journalistes infiltrés du Sunday Times, avoir obtenu « les données de personnes de haut niveau en relation avec la Fifa ». Et ce, à la demande de Rey dont le client était « un pays du Golfe ».


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