Espionnage en Italie: deux fonctionnaires russes expulsés et un officier italien arrêté

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À la suite de l’arrestation en flagrant délit, survenue mardi 30 mars, d’un officier de la marine italienne pour espionnage, l’Italie a expulsé deux fonctionnaires russes ce mercredi.

L’officier de la marine italienne a été interpellé en flagrant délit alors qu’il remettait à un militaire russe des documents « classifiés » en échange d’une somme d’argent, 5 000 euros, selon certains médias italiens. L’officier italien a été arrêté, mais le militaire russe est protégé par son statut diplomatique.

Ce sont les gendarmes d'une unité spéciale qui « ont arrêté un officier de la marine militaire », ont confirmé les forces de l'ordre dans un communiqué. L'opération, réalisée sous la supervision du contre-espionnage italien et de l'état-major de la Défense, « a visé un capitaine de frégate de la marine militaire et un officier accrédité auprès de l'ambassade de la Fédération de Russie, tous les deux étant accusés de graves délits concernant l'espionnage et la sécurité de l'État », ont précisé les forces de l'ordre.

À la suite de cette affaire, les autorités italiennes ont décidé d’expulser deux fonctionnaires russes « impliqués dans cette très grave affaire », a annoncé ce mercredi le chef de la diplomatie, Luigi Di Maio.

De son côté, la présidence russe affirme qu’elle ne « disposait d’aucune information sur les causes et les circonstances » de l’affaire. « Nous espérons que le caractère positif et constructif des relations russo-italiennes [...] sera préservé », ajouté le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

Des actions « malveillantes et déstabilisatrices »

Le Royaume-Uni a dénoncé les actions « malveillantes et déstabilisatrices de la Russie ». Londres, a déclaré le chef de la diplomatie Dominic Raab, est « solidaire » de Rome et des « mesures prises aujourd'hui pour exposer et agir contre les activités malveillantes et déstabilisatrices de la Russie qui visent à miner notre allié au sein de l'Otan. »

Une dizaine de jours plus tôt, c’est la Bulgarie qui annonçait l'expulsion de deux diplomates russes après la découverte d'un réseau d'espionnage présumé au profit de la Russie.

(Avec AFP)