En Espagne, la vague de chaleur qui a fait 500 morts a été la plus intense jamais enregistrée

47°C enregistrés sur une place d'Orense le 12 juillet 2022, dans le nord-ouest de l'Espagne
47°C enregistrés sur une place d'Orense le 12 juillet 2022, dans le nord-ouest de l'Espagne

47°C enregistrés sur une place d'Orense le 12 juillet 2022, dans le nord-ouest de l'Espagne

CANICULE - La vague de chaleur qui s’est abattue sur l’Espagne durant une dizaine de jours a été la plus intense jamais enregistrée dans le pays, selon des données préliminaires publiées ce mercredi 20 juillet par l’agence météorologique nationale (Aemet). “Plus de 500 personnes” ont perdu la vie “en raison des températures si élevées”, a déclaré le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.

Cette vague de chaleur qui a duré du 9 au 18 juillet a été celle présentant la “plus forte anomalie” de température enregistrée dans le pays depuis le début de la compilation des données en 1975, selon Beatriz Hervella, porte-parole de l’Aemet.

Synonyme en quelque sorte d’intensité de l’épisode caniculaire, l’anomalie est la différence entre la température moyenne marquant le début de la vague dans le pays et la maximale enregistrée durant l’épisode. Elle s’est élevée à 4,2 degrés, soit le chiffre le plus haut historiquement.

Des incendies attisés par la vague de chaleur

“Nous parlons aussi, au minimum, de la troisième [vague de chaleur] en durée” après 2015 (26 jours) et 2003 (16 jours) mais sa durée pourrait in fine “augmenter”, a ajouté Beatriz Hervella.

En effet, si officiellement, la vague de chaleur, lors de laquelle les températures ont dépassé les 45 degrés, s’est achevée lundi en Espagne, le thermomètre a relativement peu baissé depuis et l’Aemet pourrait donc estimer a posteriori qu’elle s’est poursuivie.

Ces températures exceptionnellement élevées ont attisé d’énormes incendies depuis la semaine dernière à travers le pays, dont l’un a entraîné la mort d’un pompier et d’un berger près de Zamora (nord-ouest).

Le dernier foyer inquiétant les autorités s’est déclaré lundi en Aragon (nord-est). Il a déjà ravagé des milliers d’hectares et a entraîné l’évacuation de 1700 personnes. La ligne ferroviaire reliant Madrid à Barcelone a dû être coupée en raison des flammes avant d’être rouverte à la circulation, mais des routes restaient en revanche coupées mercredi.

Mort d’un ouvrier victime d’un “coup de chaleur” à Madrid

En déplacement en Aragon, région du nord du pays touchée par un incendie, le Premier ministre espagnol affirmé que “durant cette vague de chaleur, plus de 500 personnes sont mortes en raison des températures si élevées, selon des données”, en faisant référence à une estimation de la surmortalité publiée par un institut de santé publique.

Un ouvrier d’une cinquantaine d’années est notamment décédé après avoir été victime vendredi d’un “coup de chaleur” - un phénomène de surchauffe de l’organisme - alors qu’il travaillait dans un entrepôt de la banlieue de Madrid. Selon les services de secours, sa température corporelle était de 42,9 degrés lorsqu’il a été pris en charge, “inconscient” et secoué de “convulsions”.

Un homme de 60 ans, embauché pour un mois par une entreprise chargée de l’entretien de la voirie, est mort lui aussi ce week-end à Madrid en plein travail tandis qu’un autre agent d’entretien de 58 ans a été hospitalisé mardi après un malaise.

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