Espagne: des tapisseries de Raphaël menacées par des pigeons

·2 min de lecture
Un pigeon - Image d'illustration - ROSLAN RAHMAN © 2019 AFP
Un pigeon - Image d'illustration - ROSLAN RAHMAN © 2019 AFP

La galerie du Palais Royal de Madrid en Espagne fait face à des envahisseurs inattendus. Les oeuvres de la salle madrilène, qui accueille depuis décembre dernier une exposition de tapisseries réalisées d'après les dessins de Raphaël, sont menacées par des visiteurs impromptus, à savoir des pigeons. Cette exposition regroupe neuf tapisseries monumentales de l'artiste, mort il y a 500 ans.

Ouverture des fenêtres obligatoire

Le média local ABC rapporte que de nombreux pigeons menacent de dégrader ces tapisseries réalisées à Bruxelles sur commande du roi d'Espagne Philippe II, en 1556, qui représentent les Actes des Apôtres. Coronavirus oblige, le musée a en effet été contraint d'aérer la salle d'exposition, qui se trouve à proximité d'un parc, et ainsi de laisser libre accès aux volatiles.

Très vite, les médias locaux ont eu accès à plusieurs photographies montrant les pigeons à quelques centimètres seulement des oeuvres et, à plusieurs reprises, ces derniers ont déposé leurs déjections à proximité des tapisseries.

Pour autant, les autorités artistiques esagnoles tiennent à rassurer: aucune des oeuvres exposées n'a eu à subir de dégradations pour l'heure. De plus, des appareils à ultrasons, inoffensifs pour les animaux, ont également été installés afin d'éviter que ces derniers ne s'approchent trop des tapisseries. Enfin, une ouverture décalée des fenêtres et une fouille approfondie des lieux ont été exigés afin de repérer de potentiels nids de pigeons.

D'un point de vue strictement historique et artistique, ces tapisseries sont d'un intérêt exceptionnel, et dans un état de conservation remarquable. Selon le média espagnol, leur méthode de production est à la base de leur conservation exceptionnelle: elles ont été confectionnée à l'aide de fibres résistantes, de teintures naturelles et sans fils métalliques pour empêcher qu'elles ne s'oxydent

Article original publié sur BFMTV.com