Espagne: remaniement du gouvernement de gauche de Pedro Sanchez

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Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez pendant son discours au Théâtre del Liceu à Barcelone le 21 juin 2021 annonçant la grâce de neuf indépendantistes catalans - LLUIS GENE © 2019 AFP
Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez pendant son discours au Théâtre del Liceu à Barcelone le 21 juin 2021 annonçant la grâce de neuf indépendantistes catalans - LLUIS GENE © 2019 AFP

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a annoncé ce samedi à 16h le remaniement de son gouvernement de coalition, affirmant que la priorité de la nouvelle équipe serait de "consolider la reprise économique et la création d'emplois" après la pandémie de Covid-19.

Ce remaniement n'affecte pas l'alliance entre le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) de Pedro Sánchez et le petit parti de gauche radicale Podemos, qui conserve ses cinq portefeuilles, les changements concernant uniquement certains des 17 portefeuilles détenus par des membres du PSOE ou des personnalités qui en sont proches.

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Lors d'une brève allocution au palais de la Moncloa, siège du gouvernement, le Premier ministre a notamment annoncé le départ la ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya, remplacée par l'actuel ambassadeur d'Espagne à Paris, José Manuel Albares.

Il a précisé que la nouvelle équipe marquait à la fois "un renouvellement générationnel", puisque la moyenne d'âge en est de 50 ans au lieu de 55 ans précédemment, et un accroissement de la présence des femmes, qui représenteront désormais près des deux tiers (63%) des 22 ministres, au lieu de 54% dans le précédent gouvernement.

"Cela va faire de nouveau de notre pays un référent en matière de parité hommes femmes", a commenté Pedro Sanchez.

La numéro deux du gouvernement sortant, la socialiste Carmen Calvo, jusqu'alors première vice-présidente et ministre de la Présidence et des Relations avec le Parlement, quitte également l'exécutif.

Ce remaniement est le premier depuis l'investiture du gouvernement Sánchez si l'on excepte le remplacement cette année de deux ministres démissionnaires. Il intervient trois mois après le camouflet essuyé par la gauche aux élections régionales de Madrid, bastion historique de la droite, où le PSOE et Podemos avaient subi une véritable déroute face au Parti Populaire (PP, conservateur).

Plus récemment, la récente décision du gouvernement, fin juin, de gracier les responsables indépendantistes catalans emprisonnés à la suite de la tentative de sécession manquée de la Catalogne en 2017 a suscité la désapprobation d'une grande partie de l'opinion publique, selon plusieurs sondages, et fourni des munitions à l'opposition de droite. A tel point que certaines enquêtes d'opinion placent désormais le PP devant ou à égalité avec le PSOE en cas d'élections législatives anticipées.

L'Espagne est plongée depuis la chute en 2018 du gouvernement conservateur de Mariano Rajoy (PP) dans une très grande instabilité politique.

Article original publié sur BFMTV.com

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