Espagne, Nigeria et Odessa : les informations de la nuit

STRINGER / AFP

Attaque terroriste en Espagne ? C’est en tout la piste retenue par les enquêteurs après qu’un homme a tué à l’arme blanche un sacristain dans une église d’Algésiras et blessé quatre personnes dans une autre église, dont un prêtre touché au cou par une machette après une dispute. Le suspect, un homme d’une trentaine d’années d’origine marocaine et vêtu d’une djellaba, a été arrêté, indique El Mundo. “Nous sommes tous consternés par ces événements qui nous ont remplis de douleur. Algésiras a toujours été une ville où règnent l’harmonie et la tolérance, même si des situations comme celle-ci lui donne une image qui ne correspond pas à la réalité”, a déclaré le maire José Ignacio Landaluce, qui a décrété une journée de deuil.

27 morts dans une explosion au Nigeria. Les victimes sont des éleveurs peuls à la frontière des États de Nasarawa et Benue au centre du pays, rapporte The Punch. Ils se trouvaient sur place avec leur bétail. Un porte-parole de la police locale a assuré au quotidien que les autorités cherchaient à “démêler les circonstances qui ont conduit à l’attentat et arrêter les auteurs de cet acte ignoble”. Le gouverneur a quant à lui demandé aux Peuls de “rester calmes”. Les attaques sont régulières dans cette région confrontée à des tensions communautaires. Une association d’éleveurs a évoqué une frappe aérienne de l’armée nigériane.

Le centre d’Odessa inscrit au patrimoine mondial de l’humanité. Le port ukrainien au bord de la mer Noire est la cible régulière de frappes russes depuis le début de la guerre. L’Unesco a donc décidé d’accélérer l’examen de sa demande, formulée en octobre dernier. Une session extraordinaire a été organisée au siège de l’organisation à Paris mercredi. Ce choix “illustre notre détermination collective de nous assurer que cette ville, qui a toujours surmonté les bouleversements mondiaux, reste préservée de nouvelles destructions”, a justifié Audrey Azoulay, la directrice de l’Unesco. Le centre-ville a également été classé “site en péril”, signale le Washington Post. Une décision “politique” passée “à la va-vite”, a dénoncé le ministère russe des affaires étrangères. L’Unesco estime que 236 sites culturels ont été endommagés en moins d’un an de conflit.

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