Espagne : l'arrestation du rappeur Pablo Hasél fait exploser la jeunesse

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Des manifestations violentes ont lieu chaque soir en Espagne depuis l'incarcération le 16 février du rappeur Pablo Hasél, pour injures à la Couronne et apologie du terrorisme. Liberté d'expression, mais aussi et surtout crise sociale et sentiments anti-monarchiques, sont au cœur des rassemblements.

Depuis le 16 février dernier, et l'arrestation du rappeur Pablo Hasél retranché dans l'université de Lérida, le même scénario se rejoue chaque soir à Barcelone. Plusieurs centaines de personnes se retrouvent dans le centre-ville, déploient leurs pancartes, marchent aux cris de " Liberté Pablo Hasél ". Puis, alors que la nuit avance, de petits groupes se détachent. La tension monte. Premières barricades. Police. Charges. Jets de projectiles. Affrontements entre forces de l'ordre et manifestants. Des vitrines éclatent et du mobilier urbain brûle.Ce genre de rassemblements se déroule aussi dans d'autres villes, comme Madrid, Séville ou Valence, mais Barcelone reste l’épicentre. Partout le public y est relativement jeune, comme le prouve l'âge des quelques cent individus arrêtés en Espagne après sept nuits de remous. Un quart d'entre eux serait des mineurs.Tous ont le même mot d'ordre à la bouche : la liberté d'expression. Celle dont ne jouirait donc plus Pablo Hasél, condamné à plusieurs reprises pour des tweets et des rimes, qualifiés par la justice espagnole d'apologie du terrorisme et d'injures à la Couronne. On lui reproche notamment d’avoir parlé de " monarchie fasciste...

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