Espagne: l’heure du bilan pour Pedro Sanchez

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C’est l’heure des bilans pour le gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, le premier exécutif depuis la fin du franquisme qui est un réel gouvernement de coalition de gauche. Une coalition où vont main dans la main le parti socialiste et la gauche radicale de Podemos. Ce gouvernement est au pouvoir depuis un an. Sur 1238 mesures annoncées dans le programme, 23,4% auraient été remplies, et 90% des autres seraient « en route ».

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Un bilan plus qu’honorable dans le contexte très difficile de pandémie de coronavirus. C’est en substance le message qu’a transmis le chef du gouvernement socialiste Pedro Sanchez, qui a insisté pour dire qu’il faut remonter à plusieurs décennies pour assister à une vraie politique de gauche.

Une alliance entre les socialistes et la formation de gauche radicale Podemos, d’accord sur la plupart des sujets, comme la création d’un revenu minimum d’insertion, mais qui diffère aussi sur certains autres sujets, plus délicats.

Ainsi, Pedro Sanchez a annoncé une réforme de la monarchie, pour la moderniser et en faire « une monarchie du 21e siècle ». Or, Podemos est en faveur de son abolition. Il n’y a pas non plus d’entente sur les retraites, car Bruxelles a exigé de la rigueur budgétaire. Il n’y a pas davantage d’entente sur le salaire minimum, dont la hausse de cinquante euros dépendra du feu vert, ou non, des entrepreneurs.

De son côté, le chef de l’opposition de droite, Pablo Casado, a tiré à boulets rouges sur le leader socialiste en parlant « du gouvernement du mensonge, de l’incompétence et de l’arrogance ». Des propos qui reflètent le dialogue de sourds entre la gauche au pouvoir et la droite dans l’opposition, deux forces qui depuis le début de la pandémie n’ont su trouver aucun terrain d’entente ni dégagé le moindre consensus.

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