Espagne: un juge d’instruction veut interroger le patron du groupe israélien NSO

© AFP

Un juge d’instruction de l’Audience nationale (Audiencia Nacional) s’empare de l’affaire d’espionnage Pegasus, du nom d’un dispositif informatique, propriété de l’entreprise israélienne NSO, qui permet d’infecter des téléphones portables et de leur soutirer l’ensemble des informations contenues. José Luis Calama répond ainsi à la demande du parquet de l’État qui a demandé d’enquêter pour savoir comment et pourquoi s’est produit en 2021 un espionnage des téléphones du chef de gouvernement Pedro Sanchez et de plusieurs ministres.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Pour le juge d’instruction José Luis Calama, il n’y avait pas de doute sur ce qu’il y avait à faire, à savoir ouvrir une investigation sur l’espionnage qui a eu lieu contre les téléphones portables de Pedro Sanchez et de plusieurs de ses ministres, et non des moindres, ceux de l’Agriculture, de la Défense et de l’Intérieur en mai 2021.

Le juge veut interroger en Israël le patron de la société NSO ayant créé le logiciel Pegasus, a indiqué mardi la justice espagnole. « Le magistrat a décidé d'élargir le périmètre de la commission rogatoire envoyée en Israël afin qu'une commission qu'il dirigerait lui-même puisse se déplacer dans ce pays pour auditionner le PDG de l'entreprise commercialisant le programme Pegasus », a indiqué l'Audience nationale.

Une telle requête devra recevoir le feu vert des autorités israéliennes, une procédure qui peut prendre des mois. Jusqu'ici, la commission rogatoire demandait uniquement des informations à NSO sur « différents aspects du programme informatique » Pegasus.

Le Maroc, au centre des rumeurs

(et avec AFP)


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