Espagne: le gouvernement veut taxer les riches pour faire face à la crise énergétique

Le gouvernement de gauche de Pedro Sanchez a annoncé la mise en place d’un impôt sur les riches, une sorte d’ISF, pour financer toutes les mesures compensatoires devant pallier la crise énergétique. Ce jeudi matin, la ministre de l’Économie, Maria Jésus Montero, a même été explicite dans cette demande.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Le transport public gratuit, une garantie de 200 euros de revenus pour ceux qui gagnent moins de 14 000 euros par an, la baisse de la TVA sur la facture d’électricité… Autant de mesures annoncées par le gouvernement Sanchez, mais des mesures qui coutent cher, très cher, car en parallèle, il faut aussi subventionner le prix de l’essence à la pompe pour les camionneurs et tous les particuliers.

Cela fait un tel trou dans le budget de l’exécutif que celui-ci propose pour financer ces mesures une sorte d’impôt sur les riches, un impôt cumulé sur les grandes fortunes et sur le patrimoine. Autant de milliards d’euros, pas encore vraiment chiffrés qui, selon les socialistes, permettraient de financer l’énorme crise énergétique et surtout de faire en sorte que les familles les plus modestes souffrent moins.

Sauf que dans la pratique, cet effort demandé aux plus riches doit passer par un accord avec les 17 régions du pays, qui ont un certain pouvoir en la matière. Or, des régions aussi importantes que Madrid et l’Andalousie, gouvernées par la droite, y sont totalement opposées, d’autant plus qu’elles veulent baisser les impôts en général et en particulier l’impôt sur le revenu. Les choses devraient se décanter dans les jours à venir.


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