En Espagne, les fêtes de la San Fermin débutent à Pampelune

L'orchestre municipal joue durant le "chupinazo", coup d'envoi de la San Firmin, sur la place bondée de la mairie de Pampelune en Espagne le 6 juillet 2024 (Ander Gillenea)
L'orchestre municipal joue durant le "chupinazo", coup d'envoi de la San Firmin, sur la place bondée de la mairie de Pampelune en Espagne le 6 juillet 2024 (Ander Gillenea)

Avec une marée humaine blanc et rouge, la ville de Pampelune dans le Nord de l'Espagne a entamé samedi les neuf jours de festivités de la San Fermin, mondialement connues pour leurs lâchers de taureaux.

Habillées de blanc avec un foulard rouge autour du cou, conformément à la tradition, des milliers de personnes se sont rassemblées à midi pile (10H00 GMT) pour le "chupinazo", le tir d'une fusée pyrotechnique depuis le balcon de l'hôtel de ville pour donner chaque année le coup d'envoi de la fête.

Aux cris de "Vive San Fermín!" et avec moult rasades alcoolisées, les participants entament alors ces célébrations qui verront la ville entière habillée de rouge et blanc jusqu'au 14 juillet. Elles attirent des visiteurs du monde entier et l'écrivain américain Ernest Hemingway les a immortalisées dans son roman "Le soleil se lève aussi ("The Sun Also Rises", 1926).

Les festivités, qui existent depuis le Moyen Âge, donnent lieu à un tourbillon de concerts, de processions religieuses, de feux d'artifice et surtout de beuveries jusqu'au petit matin.

Le clou des festivités reste les lâchers de taureaux ("encierros"), chaque matin à 08H00 (06H00 GMT). Le premier cette année est prévu dimanche, jour de la San Fermín.

Des centaines de personnes en quête d'émotions fortes dévalent alors sur environ 850 mètres les ruelles pavées de Pampelune devant six taureaux de combat, avec pour objectif de s'en approcher le plus possible.

La course s'achève dans les arènes de la ville, où se déroule ensuite dans l'après-midi une corrida au cours de laquelle ces six taureaux seront mis à mort.

Les "encierros" font chaque année des dizaines de blessés et parfois des morts --le dernier décès remonte à 2009, lorsqu'un jeune Espagnol de 27 ans avait été encorné par un taureau. Depuis 1911, début de la compilation des données, au moins 16 coureurs sont morts.

vid-rs/lch/ybl