Espagne: des experts de l'ONU dénoncent les lois de régions de droite sur la dictature franquiste

L’ONU s’inquiète d’une loi qui pourrait atténuer les crimes commis sous le régime de Franco, entre 1939 et 1975. Trois experts des Nations unies avertissent en effet que les « lois d'harmonie » proposées par trois régions où gouvernent en coalition le Parti populaire conservateur (PP) et le parti d'extrême droite Vox, pourraient contrevenir aux normes internationales en matière de droits de l’homme.

Trois rapporteurs de l'ONU ont vertement critiqué des lois votées ou en cours d'adoption dans des régions espagnoles dirigées par la droite et l'extrême droite qui pourraient « limiter », selon eux, la recherche de victimes disparues du régime franquiste. Dans un document daté du 30 avril, ils écrivent que ces textes « pourraient remettre en cause les obligations de l'État espagnol [...] en matière de droits humains » et « rendre invisibles les graves violations des droits humains commises pendant le régime dictatorial franquiste » (1939-1975).

La division mémorielle en Espagne, qui oppose la droite et la gauche, préoccupe ces rapporteurs. Il y en a effet ici une loi nationale de mémoire historique, approuvée par les socialistes il y a deux ans, et qui favorise les réparations morales et matérielles pour les descendants des victimes de la dictature franquiste, pointe notre correspondant à Madrid, François Musseau.

Diluer la gravité des crimes du franquisme

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