En Espagne, la droite est-elle condamnée à s’allier à l’extrême droite ?

© Reuters

Cette fois, le parti d’extrême droite espagnol a posé ses conditions. À quelques jours du scrutin régional andalou de ce dimanche, dont les sondages donnent le conservateur Juan Manuel Moreno vainqueur mais sans majorité absolue, la formation d’extrême droite Vox a annoncé qu’elle ne renouvellera pas son appui au Parti populaire si elle n’est pas associée au prochain exécutif de la Junta. Ce parti, qui a émergé sur la scène politique espagnole en 2017, joue désormais dans la cour des grands. Décomplexé, il aspire à reproduire le modèle de Castille-León, qui lui permet depuis le 10 mars de gouverner en coalition avec le Parti populaire, ce qui était une première mais pourrait bien désormais devenir banal.

Crédité de 15 sièges au Parlement régional andalou selon les derniers sondages, Vox entend plaider que son parti est indispensable pour que la droite puisse gouverner non seulement en Andalousie, où les socialistes ont régné pendant trente-six ans, mais aussi au niveau national.

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Un bastion de l’extrême droite

« Il y a un risque pour le Parti populaire de devenir le cheval de Troie de l’extrême droite espagnole, prévient le politologue Fernando Vallespín. En permettant ces alliances régionales, elle facilite l’accès de Vox aux institutions, permettant ainsi son ascension vers le gouvernement de la nation. »

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Vox sait que ses idées font encore peur à l’électorat traditionnel de droite

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C’e...


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