Espagne: début du procès de l'ancien policier maître chanteur José Manuel Villarejo

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Ce mercredi 13 octobre à l'Audience nationale de Madrid, commence un mégaprocès très attendu qui s’achèvera en janvier. Celui de José Manuel Villarejo, 71 ans, un commissaire de police à la retraite accusé d’espionnage politique ou d’affaires de chantage et même d’appartenance à une organisation criminelle. Aux côtés de 26 présumés complices, il risque une condamnation lourde. Depuis mars, il était en liberté conditionnelle après trois ans de préventive.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Au seul nom de José Manuel Villarejo, les Espagnols pensent immédiatement : policier véreux, maître chanteur, espion sans scrupules.

L’intéressé avait d’ailleurs un jour confié à un enquêteur qu’il était persuadé de toujours passer entre les mailles de la justice, tant il a accumulé, pendant plus de 30 ans, d’innombrables enregistrements et dossiers compromettants sur de puissantes personnalités.

Citons le roi émérite Juan Carlos, actuellement réfugié aux Émirats arabes unis, ou encore d’anciens responsables politiques, des juges, des journalistes de renom, des patrons des principaux groupes espagnols, jusqu’au directeur des services de renseignement.

Sa stratégie présumée : enregistrer systématiquement ces personnalités et capitaliser ce chantage. Selon la presse, la fortune de José Manuel Villarejo s’élèverait à 25 millions d’euros, l’essentiel se trouvant dans des paradis fiscaux.

Selon l’accusation, l’ancien commissaire aurait dirigé 46 entreprises, dont des agences de détectives et des cabinets d’avocats lui servant de paravent pour ses activités délicieuses. Il risque une condamnation de 109 années de prison.

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