Espagne : la corrida mise à mort par Podemos

Espagne : la corrida mise à mort par Podemos 

Depuis la victoire de Podemos et de la gauche radicale plus généralement aux municipales de mai, la mise à mort de la corrida est programmée dans de nombreuses villes espagnoles. Ces listes citoyennes, souvent très sensibles à la cause animale, ne peuvent pas juridiquement interdire les corridas. Mais elles disposent d’un certains nombres « d’outils » comme le retraits des subventions ou le refus de la mise à disposition des arènes pour mettre un terme à cette tradition en Espagne.

Des dizaines de municipalités concernées

Les cas sont de plus en plus nombreux. A Alicante par exemple, l’alliance de gauche Guanyar Alacant, qui inclut Podemos et des défenseurs de la cause animale, envisage un référendum pour interdire les corridas dans la municipalité. A Villena, les Verts, qui ont obtenu la majorité absolue, ont annoncé qu’ils ne prêteraient plus les arènes municipales pour des spectacles taurins. Les corridas sont aussi menacées à La Corogne ou à Palma de Majorque, qui devraient se déclarer « ville antitaurienne ».

La corrida placée au patrimoine culturel de l’Espagne

Souvent au centre de polémiques, le secteur de la corrida, dénoncé comme étant sadique envers les animaux, est en crise depuis longtemps : leur nombre a baissé, celui de leurs spectateurs aussi et les retransmissions à la télévision sont en berne.  

En 2013, face aux contestations, le gouvernement conservateur, traditionnellement favorable à la corrida, avait décidé d’agir pour endiguer ce mouvement. Cette année-là, il avait classé la tauromachie au Patrimoine culturel de l’Espagne. Le Parti populaire, majoritaire au Parlement, a quant à lui approuvé en mai dernier une nouvelle loi de protection des biens culturels. Elle pourrait obliger les municipalités à reculer.