Espagne: le coronavirus plombe les élections régionales en Catalogne

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En Espagne, les Catalans sont appelés aux urnes ce dimanche 14 février. En pleine pandémie de Covid-19, les autorités ont dû faire front à quelques problèmes d'organisation.

Jour d'élections régionales en Catalogne. En pleine pandémie de Covid-19, les autorités avaient ouvert plusieurs bureaux de vote supplémentaires pour éviter les rassemblements trop importants. Dans ce marché couvert du centre de Barcelone, réquisitionné pour l'occasion, à l'ouverture des portes ce matin, certains membres des bureaux de vote manquaient à l'appel et les électeurs ont dû attendre sous la pluie, comme Marta Balmes, raconte notre correspondante à Barcelone, Élise Gazengel : « C'est le bordel mais bon il faut les comprendre, ils ont dû monter tout ça sur le fil et apparemment il manque des gens... »

Les membres de bureaux de vote sont désignés en Espagne mais près de 30% avaient contesté leur nomination, les autorités ont alors convoqué plus de suppléants comme Felipe Rubalcaba qui a dû prendre le relais ce matin, en l'absence de titulaires : « J'étais le dernier de la liste mais je dois y aller ! j'espère que les conditions sanitaires seront réunies.. mais je pense que ça aurait dû être plus sérieux parce qu'ils vont laisser venir voter les gens qui ont le Covid-19 à 19h, je ne suis pas d'accord sur la procédure pour la santé des gens. »

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Au-delà des résultats, attendus autour de minuit, heure locale, (23h TU), la principale inconnue de cette élection porte sur la participation, écrit l'AFP. Celle-ci devrait être en forte baisse en raison du contexte sanitaire dans l'un des États européens les plus durement frappés par la pandémie de Covid-19, en dépit d'une légère amélioration ces derniers jours.

Ces élections se déroulent un peu plus de trois ans après l'échec d'une tentative de sécession marquée par la tenue, le 1er octobre 2017, d'un référendum d'autodétermination interdit par la justice et qui avait donné lieu à des interventions très violentes de la police. Le chef du gouvernement catalan de l'époque, Carles Puigdemont, est toujours en exil en Belgique et neuf dirigeants indépendantistes ont été condamnés en 2019 à des peines allant de neuf à 13 ans de prison.

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