Espagne: La fusion de Caixabank et Bankia approuvée par les directions

ESPAGNE: LES CONSEILS DE CAIXABANK ET BANKIA APPROUVENT UN PROJET DE FUSION

MADRID (Reuters) - Les conseils d'administration de Bankia et Caixabank ont approuvé jeudi les termes d'un projet de fusion qui donnera naissance au premier groupe bancaire d'Espagne, fort de quelque 600 milliards d'euros d'actifs sous gestion, apprend-on de sources proches du dossier.

Ni Caixabank ni Bankia n'ont souhaité faire de commentaire.

Les équipes de négociateurs des deux établissements ont conclu un accord de principe mardi soir, qui attendait encore d'être entériné par les conseils d'administration.

Une conférence de presse est programmée vendredi pour détailler les modalités financières de l'opération, qui a eu l'aval implicite du gouvernement socialiste de Pedro Sanchez, alors que l'Etat détient plus de 60% du capital de Bankia.

Le nombre de banques en Espagne est déjà passé de 55 à 12 depuis la crise financière de 2008 mais une accélération de la consolidation permettrait de réduire les coûts alors que le secteur souffre de la récession économique liée à la crise du coronavirus.

Présenté parfois comme un projet de fusion, cette opération a plutôt les allures d'un rachat de Bankia par Caixabank, qui est près de trois fois plus gros que Bankia en termes de capitalisation boursière et près de deux fois plus gros en termes d'actifs sous gestion.

Caixabank pourrait offrir une prime comprise entre 15% et 22% par rapport à la valeur moyenne du titre Bankia sur les trois derniers mois, ce qui valoriserait Bankia à environ 4 milliards d'euros, a déclaré lundi une source au fait des négociations.

L'action Bankia a clôturé sans grand changement jeudi à 1,4405 euro, soit une capitalisation boursière de 4,4 milliards d'euros. Caixabank a pris un peu plus de 1% à 2,065 euros.

Depuis que le projet de fusion a été dévoilé le 3 septembre, le cours Bankia a grimpé d'environ 39%, tandis que celui de Caixabank a pris 14%, soit une capitalisation boursière combinée de 16,8 milliards d'euros pour les deux banques, selon les calculs de Reuters à partir des données Refinitiv.

(Jesus Aguado, version française Jean-Stéphane Brosse)