Espagne: le chef de Podemos démissionne du gouvernement pour se présenter aux régionales à Madrid

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Coup de théâtre politique en Espagne. L’actuel vice-président du gouvernement espagnol Pablo Iglesias, qui est aussi le chef de file du parti de gauche radicale Unidas Podemos, a annoncé sa démission. Le motif : se présenter aux prochaines élections régionales à Madrid, prévues le 4 mai.

Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Pablo Iglesias a le don de créer des surprises. Ce politicien hors normes, le premier à avoir scellé un gouvernement de coalition de gauche avec les socialistes, renonce ainsi au pouvoir considérable dont il jouissait au sein de l’exécutif nationale emmené par Pedro sanchez. Mais, il l’a lui-même dit, c’est une décision longuement murie qui lui permet de faire trois choses en même temps.

D’une part, en finir avec ce grand écart permanent et contradictoire de celui qui devait à la fois appuyer les décisions des socialistes et aussi les contester en tant de leader d’Unidas Podemos. Ensuite, laisser sa place à l’actuelle ministre du Travail Yolanda Diaz, une poids lourd d’Unidas Podemos dont Iglesias voudrait qu’elle soit sa successeur pour les élections générales en 2022.

Enfin, cette démission du chef de file de la gauche radicale va lui permettre de se présenter au scrutin législatif régional de Madrid, début mai, avec un grand défi : affronter et battre Isabel Diaz Ayuso, la figure montante de la droite populiste et sans complexes. Plus encore qu’une place de vice-président au sein du gouvernement, Pablo Iglesias a, de son propre aveu, besoin de ce genre de combat idéologique.