Espagne : une campagne des régionales entre tensions et menaces de mort

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Six lettres de menaces de mort accompagnées de balles et même d’un couteau ensanglanté ont transformé la campagne électorale de la région madrilène en un combat d’une rare véhémence.

La dernière missive, interceptée mardi 27 avril par les forces de l’ordre, était adressée à la présidente sortante de la région, la conservatrice Isabel Diaz Ayuso. Depuis, les forces de l’ordre ont renforcé la protection des six candidats. À l’approche des élections régionales anticipées du 4 mai de la Communauté de Madrid – la plus riche du pays –, le climat est devenu délétère entre les candidats à tel point que deux débats importants prévus sur la chaîne publique RTVE et sur la télévision privée Sexta ont été annulés. Depuis le début, la résonance de ce scrutin a dépassé le cadre régional. Alors que les élections ne concernent que 6,8 millions de Madrilènes, c’est tout le pays qui se captive pour un débat de plus en plus polarisé.L’étoile montante de la droite espagnole, Isabel Diaz Ayuso, a dès le départ donné le ton en martelant le slogan " Communisme ou liberté ". Mais c’est surtout la présence du parti d’extrême droite Vox, troisième force parlementaire à l’échelle nationale, qui a contribué en grande partie à élever la tension.À LIRE AUSSI : Élections régionales en Espagne : le pari à la Don Quichotte de Pablo IglesiasLors d’un programme de la radio privée la Ser, la candidate de Vox, Rocio Monasterio, qui axe son discours sur les migrants mineurs, la politique du genre ou la...

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