Espace : Sophie Adenot, une astronaute française dans la promotion de l’Esa

l’ESA a dévoilé les noms des nouveaux astronautes européens dont la Française Sophie Adenot
ESA l’ESA a dévoilé les noms des nouveaux astronautes européens dont la Française Sophie Adenot

ESPACE - La chance de leur vie. L’Agence spatiale européenne (ESA) a annoncé sa nouvelle promotion d’astronautes, ce mercredi 23 novembre. L’ESA a profité de sa conférence ministérielle, qui se tient en ce moment au Grand palais éphémère, à Paris, pour dévoiler les noms des nouvelles recrues dont celle de la Française qui va succéder à Thomas Pesquet : Sophie Adenot.

Elle devient la première astronaute française, plus de 20 ans après Claudie Haigneré.

Pour les nouveaux venus, les entraînements commenceront en avril 2023 au Centre européen des astronautes à Cologne, en Allemagne.

Les heureux élus ont été choisis parmi plus de 22.000 candidats, au terme d’un long processus de sélection (tests médicaux, psychologiques, entretiens...). 22.589 Européens avaient en effet déposé leurs candidatures auprès de l’Agence spatiale européenne (ESA), entre le 31 mars et le 28 mai, avec le rêve de devenir le successeur de Thomas Pesquet. L’agence spatiale n’avait pas lancé une campagne de recrutement de cette ampleur depuis 2008.

La France est le pays qui enregistre le plus de candidats, selon les chiffres de l’ESA. Sur les 22.523 candidats, 7087 venaient de France, 3695 d’Allemagne, 2000 du Royaume-Uni, 1845 d’Italie, 1341 d’Espagne ou encore 1007 de Belgique.

Le projet « parastronaute »

Cette nouvelle promotion compte par ailleurs des astronautes « atteints d’un handicap physique ». « Parallèlement au recrutement des astronautes, je lance le projet de faisabilité des parastronautes – une innovation dont l’heure est venue », avait expliqué David Parker, directeur de l’exploration humaine et robotique à l’ESA, lors du lancement de la campagne. L’ESA a également reçu 257 candidatures pour ce projet inédit, baptisé « parastronaute ».

Lors du lancement de sa campagne de recrutement, en février 2021, l’agence avait annoncé ouvrir les portes de l’espace à un ou plusieurs candidats porteurs d’un handicap au niveau des membres inférieurs (en raison d’une amputation où une malformation congénitale).

Étaient également éligibles les personnes mesurant moins de 1,30 mètre ou ayant une asymétrie des jambes. Les aptitudes intellectuelles et psychologiques requises étaient les mêmes que pour les autres astronautes.

Un budget à 17 milliards d’euros

L’agence spatiale européenne (ESA) adopte un budget de 17 milliards d’euros pour les trois prochaines années, annonce le ministre de l’Economie français, Bruno Le Maire.

La France, avec 9 milliards d’euros de participation pour les trois prochaines années, est la première contributrice, précise le ministre.

Les 22 Etats membres, rassemblés pendant deux jours à Paris, ont décidé d’une enveloppe en hausse de 17% par rapport aux trois dernières années. Toutefois, ces 17 milliards d’euros sont en-deçà des 18,5 milliards demandés par le directeur général de l’ESA, note Franceinfo.

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