Espace : personne ne sait où va tomber le premier étage de 30 m du lanceur chinois Long March 5

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Il y a quelques jours, le lanceur chinois Long March 5B faisait la Une. Il avait mis en orbite Tianhe, le premier module, le cœur de la future station spatiale chinoise. Son étage principal aurait alors pû effectuer des manœuvres pour une rentrée contrôlée dans l’atmosphère de la Terre. Mais l’opération n’a pas eu lieu, condamnant le reste de la fusée à une collision prochaine – autour du 10 mai, plus ou moins deux jours, annoncent les spécialistes – avec la surface de notre planète.

L’ennui, c’est que nul ne peut dire, à l’heure actuelle, où cette collision se produira. Car les radars au sol ont repéré l’objet – vous pouvez le suivre à cette adresse – de 30 mètres de long et de 5 mètres de diamètre qui dégringolait à une vitesse de plus de 25.500 km/h et à une altitude comprise entre 170 et 372 kilomètres. Une vitesse élevée et une altitude fluctuante additionnées à de nombreuses autres incertitudes qui empêchent en effet de prévoir le point d’impact.

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Les experts dans le flou

Il y a un an, un morceau de 17 tonnes de la fusée Long March 5 était déjà tombé dans l’océan Pacifique après avoir partiellement brûlé. Quelques débris finissaient même dans un village de Côte d’Ivoire, heureusement sans faire de victime. Cette fois, certains espèrent que les débris tomberont sur Terre de nuit. Avec un étage principal neuf fois plus massif que le deuxième étage de la fusée Falcon 9 qui a illuminé le ciel de Seattle (États-Unis) il y a environ un mois, le spectacle pourrait être grandiose.

Les chances sont grandes pour qu’il tombe dans l’océan qui couvre quelque 70 % du globe. Mais compte tenu de l’inclinaison orbitale du...

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