«On espère beaucoup»: dans un service d'urgence de l'arrière-front, au sud de l'Ukraine

Dans le sud de l’Ukraine, alors que la contre-offensive des troupes ukrainiennes vers Kherson se poursuit, à l’arrière-front, le personnel médical ne chôme pas. Rencontre avec un médecin urgentiste dans un hôpital de la région.

Avec nos envoyés spéciaux, Anastasia Becchio et Boris Vichith

Dans l’étroit bureau de Dmitro, médecin urgentiste, une machine à laver, un lavabo, un canapé : l’essentiel pour pouvoir rester plusieurs jours ou semaines d’affilée à l’hôpital. Sur le sol, les cartons s’empilent…

« Quand on nous amène des soldats blessés, on déchire leurs uniformes, ils se retrouvent tout nus et quand on les sort de réanimation pour les transférer ailleurs, il faut les habiller, explique le médecin. C’est pour ça que dans ce carton, il y a de quoi les chausser, là, des sous-vêtements, des chaussettes... »

En plus des militaires, dont le médecin ne peut dévoiler le nombre, les services des urgences, en manque d’effectifs, doivent faire face à un afflux important de blessés civils.

« Les bombardements se sont intensifiés depuis un certain temps, assure-t-il. On nous amène de plus en plus souvent des civils touchés par ces bombardements. Ils ont des blessures à plusieurs organes. Le plus souvent, les Russes tirent avec des S-300 transformés en missiles sol-sol, des Smertch et des Ouragan. »

Entre deux opérations, Dmitro suit les informations sur la contre-offensive de l’armée ukrainienne en cours dans la région de Kherson.


Lire la suite sur RFI