« Les espèces “à vie lente” peuvent se permettre d’investir dans les relations sociales »

Nathalie Mayer, Journaliste
·2 min de lecture

Dans la nature, il y a ceux qui mobilisent leur énergie pour se reproduire. Ceux qui « vivent vite » comme disent les scientifiques. Il y a aussi ceux qui travaillent à leur propre survie. Par opposition, ces autres sont dits « à vie lente ». Et aujourd’hui, des chercheurs de l’université d’Exeter (Royaume-Uni) mettent en lumière une autre différence de taille entre ces deux groupes d’animaux : leur vie sociale.

« Les espèces “à vie lente” — y compris les humains — peuvent se permettre d’investir dans les relations sociales. Connaître leurs amis et leurs ennemis. Parce que les liens sociaux sont bénéfiques à la survie de ces espèces. Ils mènent à une vie plus longue. Et une vie plus longue permet en retour d’apprendre à tisser des liens sociaux plus complexes », explique Dave Hodgson, directeur du Centre d’écologie et de conservation de l’université d’Exeter, dans un communiqué.  

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Une relation qui reste à préciser

Les chercheurs précisent que les relations sociales différenciées semblent avoir un effet positif plus important sur la survie que sur la reproduction. Ce qui expliquerait pourquoi l’évolution n’a pas encouragé les animaux qui « vivent vite » à travailler leurs relations sociales.

Pour l’heure, « notre proposition, selon laquelle les liens sociaux seront plus répandus chez les animaux à vie plus lente, reste théorique. Nous en savons en effet beaucoup sur la durée de vie des animaux, mais nous en savons trop peu sur leurs structures sociales. Des recherches supplémentaires sont nécessaires. Mais si nous avons raison, les liens sociaux pourraient vraiment être la clé d’une vie plus longue », conclut Dave...

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