Escroqueries, vols de masques, fric-frac de maisons vides : à l'heure du confinement, la délinquance évolue

Un convoi de police sur le départ à Lyon (Photo d'illustration)

"La délinquance n’est pas sous confinement, elle !" Ce mot rigolard est signé d’un brigadier du 9-3. Il résume à lui seul le sentiment des forces de l’ordre à l’heure de l’épidémie de Covid-19. Même en ces temps de crise sanitaire, même dans une France en quarantaine, on continue à recenser des vols, violences, escroqueries et trafics de stups, sous l’œil désabusé des policiers chargés de faire respecter les restrictions. Mais, confinement oblige, on assiste à une "mue" des infractions, selon la formule d’un magistrat parisien. Et même à une "baisse" de la délinquance, comme l’a affirmé la garde des Sceaux, Nicole Belloubet. Qu’en est-il, sept jours après la mise en place des restrictions de déplacement ?

Délinquance "au point mort"

Aux premiers jours, l'air était électrique dans les quartiers populaires d’Ile-de-France. La Seine-Saint-Denis concentrait 10% des infractions nationales et des difficultés à faire accepter le confinement. "A certains endroits, certains ont été verbalisés, deux, trois, quatre fois de suite…", atteste Erwan Guermeur, secrétaire départemental d’Unité SGP Police. Quatre Français indisciplinés ont été placés en garde à vue, les premiers, pour "mise en danger de la vie d’autrui". L’un d’eux a écopé d’un rappel à la loi. "Ils l’ont retrouvé dans la rue dans la foulée", s’agace le syndicaliste.

Lire la suite