Escroquerie de frais de campagne : Claude Guéant condamné à six mois de prison ferme

© Jacques Witt / Sipa/SIPA

La sanction est tombée pour Claude Guéant. L’ancien ministre de l’Intérieur a été condamné par le tribunal correctionnel de Nanterre à dix-huit mois de prison, dont six ferme, relate l’AFP. Il pourra cependant purger sa peine de prison ferme à domicile puisqu’elle a été aménagée sous surveillance électronique. Le principal intéressé n’était pas présent à l’énoncé du verdict. Il a écopé également de 30 000 euros d’amende. Claude Guéant a également écopé d’une interdiction d'exercer toute profession commerciale ou industrielle pendant une durée de cinq ans.

Au titre du « remboursement indu de ses frais de campagne », il devra rembourser à l’État, qui était partie civile, 30 529 euros. Son avocat, Me Philippe Bouchez El Ghozi, a décidé de faire appel du jugement dans la foulée. « Monsieur Guéant a le sentiment de ne pas avoir été entendu par la justice », a-t-il estimé avant de poursuivre : « On ne connaît pas encore les motivations […] Évidemment, Monsieur Guéant n'est pas d'accord avec cette condamnation. » Il assure qu’il n’y a « pas eu d'escroquerie aux comptes de campagne ».

30 000 euros perçus indûment ?

L'accusation lui reproche d'avoir sciemment minoré ses comptes de campagne et ainsi obtenu un remboursement de plus de 30 000 euros. Pour rappel, c’est un courrier de quatre pages, adressé aux électeurs , qui est au cœur de cette affaire. La lettre en question date du 3 janvier 2012, où Pierre-Christophe Baguet, maire UMP (puis LR) de Boulogne-Billancourt et député sortan...


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