Escroquerie à l’assurance-vie : l’escroc aux 250 victimes retrouvé en Israël

Julien Constant
Les gendarmes de la section de recherches de Strasbourg se sont rendus, mi-novembre, en Israël pour arrêter un escroc en fuite depuis 2015

Cet homme de 60 ans est soupçonné d’avoir escroqué dans toute la France les parents de personnes décédées pour un préjudice de 5 millions d’euros.


C’est une tentaculaire affaire d’escroquerie qui était gérée par un homme qui se cachait en Israël. Après cinq ans d’enquête, les gendarmes de la section de recherches de Strasbourg (Bas-Rhin) viennent de mettre la touche finale à une affaire d’escroquerie à l’assurance-vie qui a touché 250 personnes. L’arnaque était menée par un réseau criminel ayant opéré sur l’ensemble du territoire français, en Suisse et en Belgique, pour un préjudice de 5 millions d’euros.

Après avoir arrêté une dizaine d’intermédiaires qui ont été mis en examen et remis en liberté par les magistrats de la juridiction interrégionale (JIRS) de Nancy (Meurthe-et-Moselle), les enquêteurs attendaient avec impatience de pouvoir se rendre en Israël. « Ce pays est connu pour ne jamais extrader ses ressortissants et des réseaux entiers d’escrocs s’y cachent pour mener à bien leurs opérations illégales, précise une source proche de l’affaire. Ce sont ces mêmes organisations criminelles qui ont inventé l’escroquerie au président, aux assurances-vie, aux investissements aux diamants et qui font aujourd’hui des ravages avec les escroqueries aux bitcoins jouant sur les mêmes ressorts : crédulité et appât du gain ».

Cette fois-ci la méthode consistait à éplucher les avis de décès. Les aigrefins étaient organisés dans un centre d’appels et les « commerciaux » se faisaient passer pour des cabinets d’avocats auprès des familles de défunts. Ils leur faisaient croire que leur parent avait souscrit des assurances-vie à l’étranger et leur proposaient de récupérer ces sommes via des rémunérations substantielles.

En fuite en Israël depuis 2015

En France, des petites mains et des intermédiaires ouvraient des comptes en banque au nom de société bidons qui captaient l’argent avant de le transférer vers des comptes en Roumanie, en Belgique, en Espagne… avant de disparaître à Hong (...)

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