Esclavage: les pays qui se sont excusés et ceux qui ne l'ont pas fait

Les excuses pour la traite et l’esclavage se multiplient, avec ou sans polémiques sur la « repentance » dans les anciennes métropoles coloniales. Qui en a présenté – ou pas – et comment ? Tour d’horizon chronologique, en commençant par les faits les plus récents.

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La Haye a reporté fin juin des excuses prévues pour le 1er juillet, date anniversaire de l’abolition de l'esclavage, en 1863, dans ses ex-colonies (Surinam, Caraïbes, Indonésie). Il faut beaucoup de temps aux autorités pour apurer le passé. La responsabilité dans la déportation quasi totale des juifs néerlandais a été reconnue sur le tard, en 2020, avec les excuses aussi officielles qu’inattendues du Premier ministre Mark Rutte. Sur l’esclavage, il estime qu’il y a un risque de « polarisation » de la société. Seulement 35 % des Néerlandais soutiennent des excuses à ce titre, selon un sondage Een Vandag.

Il faudra attendre l'automne pour savoir si les excuses, recommandées en 2021 par un comité spécial institué par le gouvernement, seront faites ou non. La coalition au pouvoir est divisée. La droite estime que « les contemporains ne peuvent être tenus pour responsables des agissements de leurs ancêtres », tandis que les partis de centre et chrétiens plaident pour un « geste de réconciliation ».

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