Esclavage : « La France doit regarder son histoire en face »

Propos recueillis par Baudouin Eschapasse

Proclamation de l'abolition de l'esclavage dans les colonies françaises, le 27 avril 1848. Tableau de François-Auguste Biard (1799-1882).

En avril dernier, Jean-Marc Ayrault a été chargé par l'Élysée de créer une fondation dédiée à la mémoire de la traite négrière. Entretien.


Jean-Marc Ayrault n'a pas raccroché les gants. Après son passage à Matignon et au Quai d'Orsay, sous la présidence Hollande, il n'a certes pas brigué de nouveau mandat électif. Mais c'était pour se consacrer à un nouveau projet : la création d'une fondation dédiée à la mémoire de l'esclavage. À l'heure où il s'apprête à déposer les statuts de cette institution devant le Conseil d'État, l'ancien chef du gouvernement explique au Point quel rôle il envisage pour cette nouvelle institution. 

Le Point : L'année dernière, François Hollande, encore président de la République, vous a proposé de prendre la tête du groupement d'intérêt public (GIP) qui doit se transformer, l'an prochain, en fondation pour la mémoire de l'esclavage, des traites et de leurs abolitions. Emmanuel Macron vous y a confirmé cette année . Pourquoi vous ont-ils confié cette mission ? Et pourquoi l'avez-vous acceptée  ?

Jean-Marc Ayrault : Si tous deux m'ont conforté dans cette mission, c'est probablement parce qu'ils savaient que, en tant qu'ancien maire de Nantes, ville dont on connaît le rôle, avec Bordeaux, Le Havre et La Rochelle, dans ce qu'il est convenu d'appeler « le commerce triangulaire », cette histoire me tenait à cœur. Il me semble important que deux chefs de l'État aient successivement affirmé la nécessité que notre pays reconnaisse, de manière hautement symbolique, cette réalité historique. Le 10 mai 2016, le président François Hollande avait lancé ce chantier. Une mission de préfiguration a été confiée à Lionel (...) Lire la suite sur LePoint.fr

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