Escalade. En Éthiopie, le pouvoir veut “remplacer” Twitter et Facebook

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Le contrôle des réseaux sociaux est particulièrement sensible concernant le conflit au Tigré, dans le nord du pays, auquel les médias n’ont pas accès. Le discours des autorités éthiopiennes se renforce, et elles ont annoncé leur intention de mettre sur pied des réseaux sociaux pour remplacer les géants du numérique, que le pouvoir accuse de désinformation.

Depuis le début du conflit qui les oppose, le 4 novembre 2020, le Front de libération du peuple du Tigré (TPLF) et le gouvernement fédéral se livrent une guerre des mots en ligne. Alors que la région du Tigré est devenue un huis clos inaccessible aux journalistes, les réseaux sociaux, où les deux camps prennent à partie le reste du monde, ont joué un rôle décisif.

Or, le 23 août, l’Agence nationale de sécurité des réseaux d’information (Insa) éthiopienne a annoncé mettre sur pied ses propres plateformes de réseaux sociaux, destinées à remplacer les géants du numérique, Facebook, Twitter, WhatsApp et Zoom, que le pouvoir accuse “d’agir contre les intérêts du pays”, observe la BBC.

Le contrôle du récit

Cette annonce intervient en réaction à la suppression de publications et de comptes Facebook, qui, selon le directeur général de l’Insa, Shumete Gizaw,

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