Erreur médicale : un nouveau-né meurt le lendemain de sa naissance

Un nouveau-né meurt quelques heures après sa naissance à Mont-de-Marsan - Getty Images/EyeEm (Getty Images/EyeEm)

Une petite fille âgée de moins d’une journée est morte des suites d’une infection. Celle-ci n’aurait pas été prise en compte par le personnel médical à cause d’un double dossier.

Drame absolu à Mont-de-Marsan, dans le département des Landes. Une petite fille y est morte moins de 24 heures après sa naissance à cause d’une infection qui aurait pu être anticipée par le personnel médical, rapporte le journal Le Parisien. Née le 6 octobre 2022, elle a été transférée dès le lendemain au CHU de Bordeaux dans un état grave, où elle est décédée dans la journée.

Cette histoire atroce débute le 5 octobre. Ce jour-là, une jeune femme se présente aux urgences de l’hôpital Layné, à Mont-de-Marsan. Après un long travail, elle accouche d’une petite fille le lendemain de son arrivée dans l’établissement. Dès la naissance du bébé, son état de santé est extrêmement préoccupant et les médecins font leur maximum pour le sauver. Le lendemain, le 7 octobre, la situation s’est encore dégradée et les médecins décident de faire transférer la petite fille au CHU de Bordeaux, où elle ne survit que peu de temps.

Deux dossiers pour une seule patiente

C’est “selon toute vraisemblance” un streptocoque B qui est à l’origine de ce drame. Souvent présente dans le vagin et/ou le tube digestif, notamment chez les femmes enceintes, cette bactérie demande une prise en charge spécifique. “La bonne pratique dans un tel cas, c’est de donner un antibiotique de prévention pour éviter une infection materno-fœtale, soit une transmission à l’enfant”, explique Frédéric Pigny, le directeur du Centre hospitalier Intercommunal Mont-de-Marsan - Pays des Sources, à nos confrères de France 3. Et d’ajouter : “Malheureusement, au moment où la sage-femme a pris en charge cette maman, les éléments du dossier dont elle disposait ne faisaient pas apparaître cette information.”

Si le diagnostic est posé, cela n’explique toutefois pas pourquoi l’erreur a été commise. D’après les premiers éléments de l’enquête, c’est l’existence de deux dossiers de suivi différents qui serait en cause. L’un d’eux se trouvait dans le logiciel spécifique de la maternité tandis que l’autre était un Dossier patient informatisé (DPI). Or, seul l’un d’eux contenait le fait que la maman soit porteuse du streptocoque B et c’est l’autre qui aurait été consulté. Alors que, bien évidemment, les soignants doivent en principe se plonger dans les deux. L’Agence régionale de santé (ARS) a diligenté une enquête administrative afin d’analyser le fonctionnement de l’établissement.

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