Ericsson déçoit avec ses nouvelles prévisions financières

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ERICSSON DÉÇOIT AVEC SES NOUVELLES PRÉVISIONS FINANCIÈRES
ERICSSON DÉÇOIT AVEC SES NOUVELLES PRÉVISIONS FINANCIÈRES

STOCKHOLM (Reuters) - Ericsson évoluait en nette baisse mardi à la Bourse de Stockholm, après avoir présenté lundi soir de nouveaux objectifs financiers dans la foulée de la décision de l'autorité suédoise des télécoms (PTS) d'interrompre l'attribution des fréquences 5G.

L'équipementier télécoms suédois, qui tient sa journée investisseurs ce mardi, a bénéficié du déploiement mondial de la technologie 5G, notamment grâce aux restrictions imposées à son concurrent chinois Huawei dans de nombreux pays en raison des pressions diplomatiques des Etats-Unis.

Lundi soir, le PTS a interrompu le processus d'enchères pour l'attribution du spectre 5G après la décision d'un tribunal de suspendre certaines parties de sa décision excluant Huawei du déploiement de la 5G en Suède.

En Bourse, l'action Ericsson reculait de plus de 4% à la mi-journée.

Ericsson a maintenu pour 2022 son objectif de marge avant intérêt et impôts (Ebit), hors charges, entre 12% à 14%, et a revu à la hausse son objectif de marge pour son segment réseaux alors que le déploiement de la 5G s'accélère.

Ericsson a aussi annoncé un objectif de marge opérationnelle, avant intérêt, impôts, dépréciations et amortissements (Ebita) et hors coûts de restructuration, entre 15% et 18% au-delà de 2022.

Quant au segment réseaux, la prévision de marge opérationnelle a été revue à la hausse, dans une fourchette comprise entre 16%-18%, contre 15%-17% auparavant. Mais le groupe a réduit son objectif de marge pour le segment services digitaux entre 4% et 7% pour 2022 contre 10% à 12% dans sa précédente prévision.

Ericsson n'a pas annoncé d'objectifs pour 2021.

Le groupe, qui a publié une marge opérationnelle (Ebit) de 11,1% pour la période entre janvier et septembre, est en bonne voie pour atteindre son objectif précédent d'au moins 10% en 2020. Il a aussi fixé une nouvelle cible sur le long terme pour un flux de trésorerie entre 9% et 12% du chiffre d'affaires.

(Supantha Mukherjee et Helena Soderpalm, version française Flora Gomez, édité par Blandine Hénault)