Eric Zemmour, vrai danger pour Marine Le Pen ou phénomène de début de campagne?

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Eric Zemmour en avril 2021 à Paris - JOEL SAGET © 2019 AFP
Eric Zemmour en avril 2021 à Paris - JOEL SAGET © 2019 AFP

Eric Zemmour, un vrai danger pour Marine Le Pen? Plusieurs sondages valident cette hypothèse. Selon une étude Elabe pour BFMTV, les choses se présentent très différemment pour la candidate si le polémiste se présente ou non. S'il renonce, Marine Le Pen se qualifie au second tour avec 23% des voix face à Emmanuel Macron à 26%.

Une dynamique dans les sondages pour Zemmour

Si l'écrivain se présente, elle est toujours au second tour mais avec 18% des voix - un écart relativement important face au président de la République, avec un Xavier Bertrand ou une Valérie Pécresse seulement 3 points derrière. Au RN, peu croient pourtant que le polémiste ira au bout. Ce qui ne manque pas de faire sourire l'intéressé.

"Sans être candidat, j'arrive à 10% dans les sondages au premier tour. J'ai commencé à 3%, il y a une vraie dynamique. C'est normal que je puisse faire réfléchir certains au RN comme ailleurs", remarque ainsi Eric Zemmour ce mercredi sur BFMTV.

"Bien sûr qu'on partage des choses en commun", déclare d'ailleurs Louis Aliot sur BFMTV le 9 septembre dernier. Marine Le Pen avait ainsi proposé à Eric Zemmour de figurer sur sa liste lors des dernières élections européennes.

"Voter Marine Le Pen, c'est voter Emmanuel Macron"

Toujours est-il qu'Eric Zemmour prend soin de maintenir ses distances avec le camp Le Pen, ne manquant pas une occasion de rappeler ses échecs passés.

"Je n'ai rien contre Marine Le Pen, je la connais bien, je l'aime bien (...). Mais tout le monde sait, elle-même le sait, qu'elle ne peut pas gagner. Je pense que son débat en 2017 a montré cruellement ses lacunes. (...) C'est une situation de rêve pour Emmanuel Macron", expliquait le polémiste sur notre antenne.

Face à de telles accusations, Marine Le Pen se voit contrainte de muscler son discours. Pour ne pas se laisser dépasser, la députée du Pas-de-Calais a multiplié les références aux classiques de l'extrême-droite lors de sa rentrée politique à Fréjus ce dimanche. La parlementaire a par exemple parlé de certains délinquants comme des "Talibans de l'intérieur".

Pas question de se laisser accuser de "mollesse" par le polémiste qui a estimé à plusieurs reprises que "voter Marine Le Pen, c'est voter Emmanuel Macron".

Pousser Eric Zemmour à se retirer de la course

Un caillou dans la chaussure donc qui pousse certains au RN à demander à Eric Zemmour de retirer sa candidature.

"Je leur dis arrêtez vos conneries. Venez à Béziers et on discute. Prenez un engagement: celui qui arrivera en tête, vous le soutiendrez", a lancé le maire de Béziers, Robert Ménard sur BFMTV, le 3 septembre.

Attirer une autre clientèle électorale

D'autres dans l'entourage de Marine Le Pen se rassurent et affirment ne pas croire à sa candidature.

"Quand on essaie de mettre des mesures concrètes en face de ses propos, on ne trouve rien. Il tient des propos de polémiste qui se heurte aux réalités juridiques et morales. Comment voulez-vous interdire l'islam en France par exemple?", se demande un intime de Marine Le Pen, joint par BFMTV.com

"Mais là où il nous rend service, c'est qu'il déverrouille certains électeurs. Voter RN quand on est LR n'est pas toujours évident. Mais si c'est un ancien éditorialiste du Figaro qui parle d'immigration, on est forcément d'accord. Les électeurs qui se déniaisent avec lui voteront forcément pour nous au second tour", continue ce membre de l'équipe de campagne.

Le défi des 500 signatures et du financement de la campagne

D'autres soulignent également des difficultés opérationelles.

"Il faut 500 parrainages de maires et des financements pour pouvoir se présenter. Quand je vois la difficulté que nous-mêmes avons à trouver du financement, il faut beaucoup de courage", estime ainsi Frédéric Boccaletti, conseiller régional RN en PACA sur RTL. Une candidature à la présidentielle nécessite en effet de contracter un prêt auprès des banques ou d'un parti politique.

Ne pas être la "Taubira des nationaux"

Enfin, certain au sein du parti font le pari qu'Eric Zemmour refusera d'apparaître comme celui qui pourrait faire perdre Marine Le Pen.

"Il porte la responsabilité d'être la Christiane Taubira des nationaux. Il sera démonétisé s'il l'empêche d'être au second tour et là, plus personne n'achètera ses livres. Je ne crois pas qu'il prendra ce risque" , estime le directeur de la communication de la campagne du RN, Philippe Ballard, auprès de BFMTV.com

A partir du 17 septembre, l'ex-chroniqueur télé démarre la tournée promotionnelle de son livre, La France n'a pas dit son dernier mot. Ce tour de l'Hexagone finira le 4 octobre, avec un débat à Paris face à Michel Onfray.

Article original publié sur BFMTV.com

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