Eric Zemmour se rend gare du Nord et dénonce l'"insécurité dans les transports"

Eric Zemmour s'est rendu mardi matin à la gare du Nord à Paris pour lancer une campagne "contre l'insécurité dans les transports en Ile-de-France", deux semaines après une agression à l'arme blanche qui a fait sept blessés.

Le candidat malheureux à la présidentielle était accompagné des trois vices-présidents de son parti, Reconquête!, les anciens députés Marion Maréchal et Guillaume Peltier, ainsi que Nicolas Bay.

"Incivilités, insultes, vols, racket, violence gratuite, agressions sexuelles et viols... l'insécurité dans les transports en commun d'Île-de-France explose", estiment les troupes de Reconquête, qui ont distribué des tracts devant une soixantaine de gares et stations de métro.

Un site internet, baptisé "sécurité transports", a également été créé par les zemmouristes, afin de recueillir des signatures pour une pétition "contre le laxisme judiciaire et le laxisme migratoire", ainsi que des "témoignages" d'agression dans les transports en commun.

Quatrième homme de la présidentielle (7,07%) après une campagne dont il avait été considéré comme la révélation, M. Zemmour avait été incapable de faire élire un député - même pas lui - aux élections législatives deux mois plus tard.

Son parti politique revendique pourtant plus de 100.000 adhérents.

Faute d'élus, les troupes de Reconquête! approfondissent depuis une stratégie d'agit-prop identitaire théorisée à la rentrée.

Après avoir lancé en septembre un "réseau de parents vigilants" destiné à prévenir "les enfants victimes des aberrations" des enseignants à l'école, le parti d'extrême droite avait été à l'origine de manifestations après le meurtre de la jeune Lola, à Paris, en octobre, qualifié de "francocide" par Eric Zemmour.

La garde rapprochée de l'ancien journaliste avait par ailleurs acheté plusieurs noms de domaine sur internet dans les heures qui avaient suivi le crime, notamment "justice pour Lola", avant d'y renoncer sous la pression de la famille de la victime.

Avant son déplacement mardi matin gare du Nord, choisi pour avoir été le théâtre le 11 janvier d'une attaque qui a fait sept blessés, et dont l'auteur présumé est étranger, Eric Zemmour avait reçu en début de semaine des boulangers et artisans, quitte à prêter le flanc aux accusations de récupération politique.

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