Eric Turquin est l’œil des maisons de vente : sa mission, expertiser les maîtres anciens, Salai, Caravage ou Poussin

franceinfo Culture avec agences
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"C'est un des rares métiers où l'on s'améliore en vieillissant ! Mais pas un métier d'intelligent. Plutôt un métier de mémoire et de sensibilité", observe cet homme de 68 ans de petite taille, formé au métier chez Drouot puis chez Sotheby's à Londres. Le regard tranchant mais l'air timide et amusé, l'expert des maîtres anciens Eric Turquin est "l'oeil" reconnu par toutes les maisons de ventes françaises pour découvrir les dernières oeuvres disparues des grands peintres, de Caravage à Poussin.

Sensibilité et curiosité historique

Tiré à quatre épingles, avec quelque chose d'un gentleman britannique, Eric Turquin juge l'entraînement de la mémoire la condition sine qua non de ce métier de précision. "Quand je prends trois semaines de vacances sans voir de tableaux, note-t-il, je suis malheureux. Et c'est comme un joueur de ping pong, ça réagit moins vite !".

Il revendique la sensibilité qui n'est pas le fort de tous les experts, assure-t-il, et qui implique la curiosité historique. L'iconographie le passionne : "ça force à s'intéresser à l'histoire, la mythologie, la religion. Peut-on comprendre Caravage si on ne le voit pas comme protagoniste de la Contre-Réforme ?", interroge-t-il.

Le rare tableau de Salai également passé par son oeil

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