Eric Dupond-Moretti mis en examen: ses avocats vont déposer une requête en nullité

·2 min de lecture
Christophe Ingrain et Olivier Cousi, avocat d'Eric Dupond-Moretti devant la Cour de justice de la République, le 16 juillet 2021. - BFMTV
Christophe Ingrain et Olivier Cousi, avocat d'Eric Dupond-Moretti devant la Cour de justice de la République, le 16 juillet 2021. - BFMTV

Une première sous la Ve de la République: un ministre de la Justice en exercice mis en examen. Eric Dupond-Moretti a en effet été mis en examen ce vendredi par la Cour de Justice de la République pour "prise illégale d'intérêts". À l'issue de son audition, ses avocats ont annoncé à la presse qu'ils allaient déposer une requête en nullité "dès la semaine prochaine".

"Il ne lui a pas été expliqué les raisons pour lesquelles la commission d'instruction a considéré que les indices graves et concordants étaient réunis", a déploré l'un de ses conseils, Me Christophe Ingrain devant les caméras, soulignant "un mépris pour les droits" de l'ancien pénaliste.

Le garde des Sceaux a apporté "des explications très claires et précises sur les faits qui lui sont reprochés" mais elles n'ont pas pu renverser une décision "prise avant l'audition", s'insurge l'avocat, qui évoque une série "d'anomalies dans la procédure".

François Molins bientôt auditionné?

"Dès la semaine prochaine", les avocats d'Eric Dupond-Moretti vont donc déposer une requête en nullité, afin de faire annuler la mise en examen. Ils vont également exiger l'audition François Molins, procureur général près de la cour de Cassation "afin que la vérité soit faite".

"L'accusation est portée par le même procureur général qui a conseillé au ministre de prendre la décision, qui lui vaut aujourd'hui la mise en examen", s'étonne Me Ingrain.

Son second avocat, Me Olivier Cousi a par ailleurs confirmé à BFMTV que le garde des Sceaux n'entendait pas démissionner. "Il n'a aucune raison de bouger" de son poste, estime le pénaliste.

Dans cette affaire, Eric Dupond-Moretti est soupçonné d'avoir profité de sa fonction de garde des Sceaux pour régler ses comptes avec des magistrats avec lesquels il avait eu maille à partir quand il était avocat, ce que le ministre réfute.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles