Eric Dupond-Moretti convoqué le 16 juillet à la CJR

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ERIC DUPOND-MORETTI CONVOQUÉ LE 16 JUILLET À LA CJR

PARIS (Reuters) - Le ministre de la Justice, Eric Dupond-Moretti, a été convoqué le 16 juillet à la Cour de justice de la République (CJR) en vue de sa mise en examen dans le cadre d'une enquête pour soupçons de prise illégale d'intérêts, a déclaré lundi à Reuters une source proche du dossier.

Cette convocation a été remise au garde des Sceaux pendant une perquisition menée jeudi dernier au ministère de la Justice par les magistrats de la CJR, a ajouté cette source, confirmant des informations du Parisien-Aujourd'hui en France.

"Nous regrettons une nouvelle violation du secret de l'instruction avec cette fuite par voie de presse de la date et du principe de cette convocation. Par ailleurs, remettre une convocation le jour de la perquisition, c'est considérer que ce qui a été saisi n'a pas d'intérêt et que tout est décidé d'avance", ont réagi auprès de Reuters les avocats d'Eric Dupond-Moretti, Christophe Ingrain et Rémi Lorrain.

Une information judiciaire pour prise illégale d'intérêts a été ouverte en janvier dernier contre le garde des Sceaux en raison de ses anciennes activités d'avocat. La commission d'instruction de la CJR, seule habilitée à juger les membres du gouvernement, a été saisie.

L'enquête fait suite aux plaintes déposées par l'association Anticor et deux syndicats de magistrats, le Syndicat de la magistrature et l'Union syndicale des magistrats, ainsi qu'à un signalement de la part du syndicat Unité magistrats SNM FO.

Elle vise notamment la décision d'ouvrir une enquête administrative contre des magistrats du parquet national financier (PNF) ayant ordonné l'examen des "fadettes" d'Eric Dupond-Moretti, lorsqu'il était avocat, dans l'affaire dite des "écoutes" impliquant Nicolas Sarkozy.

Elle concerne également une enquête administrative déclenchée à l'encontre du magistrat Édouard Levrault, anciennement détaché à Monaco et aujourd'hui en poste à Nice.

Dimanche, Eric Dupond-Moretti s'est dit "serein" après la perquisition qui a eu lieu dans ses bureaux et il a dénoncé ce qu'il considère être un acharnement à son encontre de la part d'un syndicat de magistrats.

(Reportage Tangi Salaün, rédigé par Hayat Gazzane, édité par Jean-Stéphane Brosse)

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