Eric Bellion : "Après le Vendée Globe, il n'y a plus rien"

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Yannick Bestaven remporte cette neuvième édition au bout du suspense. Pourquoi n'est-ce pas une victoire comme les autres?
Parce que Yannick Bestaven n'est pas un vainqueur comme les autres. Il ne vient pas du Pôle Finistère course au large comme c'était le cas ces vingt dernières années, il n'a pas fait énormément de courses en Figaro, il a une entreprise, il est plus âgé. Il a une autre trajectoire. Les vainqueurs précédents avaient un peu les mêmes profils de coureurs, débarqués très jeunes sur les courses, etc. Bestaven a galéré, il a fait son premier Vendée Globe en 2012. Il démate la première nuit, et depuis tout ce temps, il n'a qu'un but : revenir. Il repart cette année avec un budget qui n'est pas un budget gagnant, avec un bateau qui a été fait pour la précédente édition… C'est bien, ça change!

La dernière nuit a été marquée par un nouveau rebondissement. Potentiel vainqueur - avec lui aussi son temps de bonification - Boris Hermann a heurté un chalutier avant d'arriver aux Sables d'Olonne. Il termine finalement 5e et reclassé 4e…
C'est trop triste, un nouveau coup du sort. J'aurais bien aimé qu'il gagne pour la suite du Vendée Globe. Souvent, l'un des freins quand on recherche des sponsors pour une telle course, c'est que les entreprises trouvent qu'elle est trop franco-française et qu'elle ne permet pas de défendre les couleurs d'un projet européen ou mondial. Donc ça aurait été bien utile pour tout le monde que Boris Hermann gagne. Mais la fin de course est tou...


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