Erdogan, la surenchère antiallemande

Libération.fr

A six semaines du référendum sur la réforme constitutionnelle visant à instaurer un superrégime présidentiel, le président turc multiplie les sorties contre Berlin pour flatter et mobiliser les électeurs nationalistes.

La crise s’éternise entre Berlin et Ankara à la suite de l’annulation par plusieurs municipalités allemandes de meetings politiques où devaient s’exprimer des ministres du gouvernement turc. L’objectif pour ces membres de l’exécutif : convaincre les quelque 1,4 million d’électeurs turcs vivant en Allemagne de voter pour le «oui» au référendum du 16 avril. Un «oui» synonyme de réforme constitutionnelle et d’adoption en Turquie d’un régime présidentiel. Qui élargirait très sensiblement les prérogatives du chef de l’Etat (nomination et révocation des ministres, promulgation des décrets, déclaration de l’état d’urgence, choix de certains membres du Haut Conseil de la magistrature, etc.).

Si la brouille diplomatique semblait sur le point de se résorber après un «bon et productif» entretien téléphonique, samedi, entre le Premier ministre turc, Binali Yildirim, et la chancelière Angela Merkel, des propos de Recep Tayyip Erdogan, comparant les méthodes des autorités allemandes à des «pratiques nazies», ont remis le feu aux poudres.

Pourtant, en Turquie, du côté des élus de la majorité, on ne voit pas grand-chose à redire sur la sortie du chef de l’Etat. «Je n’y vois pas une erreur politique, au contraire : c’est le style du président Erdogan. Les mots sont forts, mais ils montrent bien combien nous, les Turcs, sommes choqués par les agissements de l’Allemagne», justifie Ravza Kavakçi Kan, députée du Parti de la justice et du développement (AKP). «C’est ironique quand même de voir que l’Allemagne, un des piliers de l’Union européenne, ne respecte pas le droit à la liberté d’expression et n’accueille pas ces ministres turcs. Il y a 3 millions de Turcs dans ce pays, ce sont des gens qui comptent pour l’Allemagne, des travailleurs, ils devraient avoir le droit (...)

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