Erdogan annonce un plan de retour “volontaire” pour un million de réfugiés syriens

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PHOTO / AAREF WATAD / AFP
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Mardi 4 mai, Recep Tayyip Erdogan a participé en vidéo à l’inauguration d’un projet de maisonnettes en briques construites par la Turquie en Syrie, dans la zone frontalière contrôlée par les forces turques et leurs alliés syriens, dans le nord de la province syrienne d’Idlib. “500 000 réfugiés syriens sont déjà retournés en toute sécurité dans la zone”, s’est félicité le président truc qui a annoncé avoir mis sur pied “un nouveau plan pour permettre le retour volontaire en Syrie d’un million de nos frères syriens”, relate le quotidien Birgün.

Nous avons accueilli ces gens sans nous préoccuper de la langue qu’ils parlaient ou de leurs croyances, contrairement à l’Occident qui a étalé son racisme et ses discriminations”, a-t-il affirmé. “Non seulement, nous avons ouvert nos portes pour sauver la vie des oppressés, a-t-il poursuivi, mais nous faisons aussi ce que nous pouvons pour leur permettre de rentrer chez eux”.

Une “haine” qui monte dans l’opinion publique

Aux prises avec une crise économique sévère, la thématique des réfugiés a fait dégringoler la popularité du chef d’État dans l’opinion publique. Celle-ci est de plus en plus hostile à la présence des 3,5 millions de Syriens qui ont fui la guerre vers la Turquie.

L’opposition, devenue coutumière des surenchères à ce sujet, n’a pas manqué de réagir à l’annonce du président Erdogan. “Arrête tes histoires, tu les laisses encore franchir la frontière comme ils le veulent. Nous, en deux ans, nous les aurons expulsés. Plus personne ne croit tes salades”, a ainsi répliqué Kemal Kiliçdaroglu, le leader du principal parti d’opposition, le CHP, rapporte le média en ligne OdaTV.

Selon un sondage réalisé en avril et relayé par le quotidien Hürriyet, parmi les sentiments nourris à l’égard des réfugiés syriens dans la société turque, c’est la “haine” qui est la plus citée (21 %). Les sondés considèrent à 38 % que les réfugiés “profitent de [leurs] droits” et à 29 % “qu’ils font diminuer [leurs] salaires et [leurs] perspectives d’emploi”.

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