Equateur: Le ministre de la Santé démissionne après trois semaines d'exercice

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EQUATEUR: LE MINISTRE DE LA SANTÉ DÉMISSIONNE APRÈS TROIS SEMAINES D'EXERCICE

QUITO (Reuters) - Le ministre de la Santé de l'Équateur a démissionné après moins de trois semaines d'exercice, a annoncé vendredi le gouvernement du pays andin, alors que les procureurs enquêtent sur des allégations de favoritisme dans le déploiement des vaccins contre le COVID-19.

Le chirurgien Rodolfo Farfan a été nommé ministre de la santé le 1er mars. Reuters n'a pas pu joindre Rodolfo Farfan pour un commentaire vendredi. Il n'a pas été accusé d'actes répréhensibles.

Rodolfo Farfan a remplacé Juan Carlos Zevallos, qui a démissionné fin février alors qu'il faisait l'objet d'une enquête après avoir participé à une campagne de vaccination dans une maison de retraite où réside sa mère.

Rodolfo Farfan a démissionné après que la police a fait une descente au ministère de la santé et dans un hôpital de la capitale Quito dans le cadre d'une enquête.

Dans une déclaration, le gouvernement a dit qu'il était prêt à coopérer avec l'enquête.

Des accusations de népotisme dans la distribution des vaccins contre le COVID-19 ont provoqué des troubles politiques dans plusieurs pays d'Amérique du Sud, dont l'Équateur, le Pérou et l'Argentine.

Les données officielles montrent que l'Équateur a administré la première dose du vaccin à plus de 120.000 personnes. Les autorités disent avoir pris des dispositions pour acheter 20 millions de doses afin de vacciner 60% de la population âgée de plus de 18 ans d'ici la fin de l'année.

Le président Lenin Moreno, ainsi que son épouse et 10 personnes ayant fourni des soins médicaux au président, ont été vaccinés, selon le communiqué du gouvernement.

(Alexandra Valencia et Luc Cohen; version française Camille Raynaud)