En Equateur, Lenín Moreno face au défi de succéder à Correa

Libération.fr
Lenin Moreno fait son premier discours de président élu, dimanche soir à Quito. A ses côtés, son mentor, le sortant Rafael Correa.

Le nouveau président croit au dialogue et aux vertus thérapeutiques de l'humour. Il tâchera de poursuivre les politiques sociales de son prédécesseur, en évitant son autoritarisme.

Julian Assange et Rafael Correa vont dormir tranquilles. En cas de victoire du candidat de droite, le père de WikiLeaks risquait de perdre la protection que lui offre l’ambassade d’Equateur à Londres. Quant au président sortant, il avait juré que si le successeur qu’il avait désigné était battu, il resterait dans le pays pour participer au combat politique, renonçant à son projet de s’installer en Belgique, le pays de sa femme. Les Equatoriens ont tranché dimanche, lors du second tour de la présidentielle, en faveur de la gauche et de l’expérience socialiste lancée en 2006 par Correa : après dépouillement de 99% des votes, Lenín Moreno, 64 ans, l’emportait avec 51,1% des suffrages, et 230 000 voix d’avance sur l’ex-banquier Guillermo Lasso. Le challenger de droite n’a pas reconnu sa défaite et, invoquant des fraudes, a demandé un nouveau comptage des bulletins.

A moins d’un retournement, c’est donc Lenín Moreno qui prêtera serment le 24 mai comme président de la République d’Equateur. Né en 1954 dans la partie amazonienne du pays, près de la frontière avec le Pérou, il a été baptisé par ses parents, instituteurs ruraux, des prénoms de deux personnalités admirées (orthographiées à l’espagnole) : Lenín Boltaire. Les couloirs de la présidence ne lui sont pas inconnus : il a été de 2006 à 2013 vice-président de Rafael Correa et de l’avis général, son sens du dialogue et sa modération contrebalançaient le caractère volontiers emporté du chef de l’Etat. A son départ, décidé pour «éviter de prendre goût au pouvoir», Moreno bénéficiait d’une cote de popularité de 98%, bien au-dessus de celle du Président.

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